L5R 4ed

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Message non lupar Mafalda » 26 août 2011, 14:50

Salut à tous,

J'ai enfin arrété la date du début de la campagne, nous sommes en 1165 durant le mois de la chèvre (milieu de l'été). J'ai commencé à faire un fichier xls avec les noms de toutes les personnes importantes (daimyo, champion, conseils des 5, Cour Impérial...) à cette époque.

je vous ferai un bref topo des derniers evenements qui se sont passé par contre pour plus de details il vous faudra faire des jets de competence histoire ou de connaissance clan (pour savoir qui est qui).

Je vous demande de reflechir à votre date de naissance. je rappelle que le Gempukku se fait au alentour des 14 ans (+ ou - en fonction de votre habilité) lorsque vos sensei estiment que vous maitriser parfaitement les bases de leurs écoles (Technique de rang 1). Vos personnages peuvent déjà l'avoir effectué ou non c'est à vous de decider. Lors de cette ceremonie, vous serai amener à choisir un nouveau prénom.

L'empereur actuelle est Toturi III. Celà fait 5 ans déjà qu'il règne (ces 5 dernière années ont été relativement calme). Par rapport à ce que je vous ai fait lire la derniere fois la guerre entre la mante et le phénix n'a pas encore officiellement éclaté (on est au stade des fortes tensions). je vous ferai lire l'état des tensions actuels de votre clan avec les autres clans mageurs.
Modifié en dernier par Mafalda le 13 novembre 2013, 13:56, modifié 3 fois.
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Re: LR 4ed

Message non lupar Mafalda » 26 août 2011, 15:40

1550

nope 1150
Modifié en dernier par Mafalda le 30 août 2011, 10:15, modifié 1 fois.
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Re: LR 4ed

Message non lupar Mafalda » 30 août 2011, 10:28

Nous sommes au 12ème siecle en 1165.

Je quote lme message de la partie du 9 quis sera effacé:

Suite de la campagne de L5R 4ed

Mine de rien les évenements s'enchainent assez rapidement! A la table j'appelle tous mes joueurs qui ont déjà un perso.

@Isawa-san, Togashi-san, Tsuruchi-san: On reprend là où on s'est arreté dimanche, vous arrivez en compagnie de Bayushi-sama dans le petit village isolé de Mushi Mura. Si possible évitez de parler de ce qui s'est passé à la maison de thé tant que les deux autres joueurs n'ai pas fait leur inter-scénario.

@Kitsuki-San: Tu es rentrée à Tetsu kama Mura dans la province Gaien du clan dragon avec la statue, les cendres du préféré du daimyo et en compagnie de Togashi. A votre arrivée un serviteur vous informe que Togashi-san est attendu par Miromoto-daimyo et une invitée de marque. C'est étonnant, de statut plus important, tu devrait être la première convoqué. L'entretien dure une bonne heure au bout de laquelle Togashi-san quitte à la va vite, la mine grave le chateau. Quand il te croise dans le couloir, il baisse la tête pour éviter de te voir et n'interrompt pas sa course. Un serviteur vient alors te chercher et te conduit dans la salle principale.

@Doji-san: Les heures qui ont suivi la mort de Asako-daimyo, ton protecteur, ont été terribles. Lorsque le groupe d'investigateurs a décidé de se rendre sur le lieu du crime pour examiner le corps poignardé du seul homme qui s'est montré réelement bon avec toi dans ta vie, l'émotion fut trop intense et tu n'as pas pu les suivre. Tu t'es alors enfermée dans ta chambre le reste de la nuit. Le lendemain, alors que le tournoi continue (en mémoire du daimyo) le cauchemar continue: Shiba Reikun, le capitaine de la garde est arreté pour le meutre du Daimyo. Mais le pire c'est que l'enquete à mis à jour une relation extraconjugale entre Mirumoto Rai et Doji Aiko qui pour racheter leur honneur, ont décidé tout deux de se faire sepukku. Tu te retrouve donc seule sans famille ni protecteur...


@Smogo: Alors j'ai vérifié au niveau du statut des Ise Zumi. Ils sont considérés comme des samourais mais ne possède pas de daisho sauf si ils prennent un atout spécial. Par contre il faut que je verifie si en terme de regle il applique les limitations en honneur, statut et gloire des moines.
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Message non lupar Mafalda » 11 septembre 2011, 15:22

Achat d'avantages en cours de partie:

-Le coût d'un avantage que l'on souhaite obtenir en cours de partie dépend de son sous-type. En général on rajoute +2 au coût de base sauf dans le cas où des conditions particulière sont nécessaires (Social ou Spirituel). Ex: il faut avoir véritablement avoir une relation avec une personne de la famille impériale pour avoir l'atout alliance impériale.

Physique: on peut l'acheter après la création du personnage sans circonstance atténuantes pour le coût de base + 2

Mental: Ne peut être acheté en cours de jeu sans l'accord du MJ (si il l'autorise, c'est très rare, coût de base + 2)

Social: Peut être acheter pour le coût de base avec l'approbation du MJ si les circonstances le justifient (En fait ça valide la circonstance et la traduit en terme de jeu). Les courtiers peuvent les acheter pour coût de base - 1.

Matériel: Peut être acheté après la création avec l'accord du MJ pour le coût de base +2

Spirituel: Peut être acheté après la création pour le coût de base si le MJ estime que les circonstance justifient effectivement que le personnage ait cette relation.
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Message non lupar Mafalda » 12 septembre 2011, 21:55

Salut,

Je viens d'acheter en anglais les suppléments de la 4ed en anglais: Emerald Empire et The Great Clan. Il y a énormément de nouvelles écoles de bases, écoles avancées et voies alternatives ainsi que des nouveaux atouts/ancêtre et Kata (surtout dans le second).

Je vais essayer de faire un fichier excel qui regroupe le tout, histoire qu'on y voit plus clair.

@Francisque et Seb: vu que vos personnages ne sont pas encore introduits vous pouvez avoir une des écoles de bases de ces suppléments.
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Message non lupar Mafalda » 13 septembre 2011, 21:28

Voilà le lien vers un fichier regroupant les familles, ecoles et voies des suppléments de la 4ed que je possède.

Je mettrai petit à petit le fichier à jour mais pour l'instant il y a le plus gros pour ce qui est des clans majeurs.

http://www.editgrid.com/explore/user/dragriv/L5R_4ed_-_Familles%2C_Ecoles_%26_Voies
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Message non lupar Mafalda » 14 septembre 2011, 13:44

Petit point sur les règles pour ce qui est de la corruption:

La règle générale veut que quand on rate un jet de corruption (anneau de la terre) on gagne 1 pts de corruption. Le ND du jet d'anneau de terre dépend de la puissance de la corruption. (style ND 10 quand on se fait frappé par une arme corrompu, ND30 quand on se fait avalé par un oni...) Le jade (très rare je le repeterai jamais assez) permet d'avoir un bonus au jet.

Vous allez me dire ok c'est bien beau mais on s'est choppé max pts de corruption lors de la pluie de sang et le sacrifice du maho tsukai ! On sait donc fait enflé sévere par le MJ!

Ben non, car il s'agit d'evenements specifiques qui donne une nombre de pts de corruption supérieur à la normale.

La pluie de sang est le plus puissant rituel maho lancé dans l'histoire (et je pèse mes mots) il file un D10 pts de corruption en cas d'echec du jet de terre (ce sont les regles) en plus je les fait soft car normalement des que tu prend de la corruption tu n'a pas le droit au jet de volonté pour voir si tu perd la boule (or je l'ai permis). Est-ce que c'est la cata car plein de monde a perdu la boule et sont donc corrompu ? La réponse est oui ! Et je tiens à dire que ce changelment a changé à jamais la face de rokugan !

Pour ce qui concerne le combat de l'adepte de sang il s'agit d'un sort maho qui transfert les points de corruption du lanceur vers la cible. C'est un jet de resistance au sort et non à la corruption. De base c'est un sort rare et puissant, alors imaginé avec l'effet du sacrifice ultime pour booster le tout. Dommage (ou heureusement pour vous) l'individu (et mj) à eu les yeux plus gros que la tête et c'est fait sauter pour rien...

En gros voilà deux exceptions (rare) qui confirme la règle. Vous aurez lors du prochain scénario plus de connaissance sur la corruption et aux procedures pour traiter celle ci grace à l'arrivée d'un viel ami du maitre de l'air, le champion de jade (ça vous permettra d'ouvrir la connaissance outremonde pour certains du moins)!

Autres points que j'aimerai soulever:

Certains d'entre vous son neophite à L5R (je ne parle pas en terme de base mais en terme de courtisan, étiquette, connaissance tao, bushido, ....) et ne possède pas la connaissance (je parle du joueur) de certaines regles sociales de l'empire d'emeraude. Votre personnage lui peut les connaitre si il possède les compétences adéquates mais avoir quelques points dans celle ci ne veut pas dire qu'à chacune de vos actions je vous dis si oui ou non ce que vous allez faire est une entorse à l'etiquette, déshonorante, contraire au principe du tao, contraire aux lois de l 'empire ou du clan ect. Je ne vous répondrez que si vous (et par la même votre personnage) se pose la question et me le demande. En effet posseder une connaissance en tao, maho, héraldique, clan... ne signifie aps que vous suivez leurs principes !

Par exemple, smogo m'a demandé comment son perso devrait agir vu son honneur/statut et que si c'etait en accord avec les principe du personnage/famille/clan. Parce qu'il m'a posé la question (et unqieument pour ça) et qu'il possède les competence adéquate, je lui ai répondu.

Cela ne veut pas dire qu'a chacune de vos actions il faut me demander, est-ce que c'est honnorable ou pas ect... Au contraire, il faut parfois se lacher et jouer en roue libre. Après tout on apprend de ses erreurs ou de celles de ses partenaires et le systeme est fait pour que au début leur conséquence sont minimes (car rang d'honneur bas à la création).

Enfin je termine en rappellant qu'à rokugan une faute de jugement a de très lourde conséquence que ce soit lors d'une escamourche, sur un champs de bataille ou à la court. Les samourai donne souvent une chance pour se racheter mais jamais deux...
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Message non lupar Mafalda » 14 septembre 2011, 14:23

De ce fait, je conseille au maître de jeu et aux joueurs de prendre le temps de la réflexion, autant que possible en fonction de la situation, ce qui est tout à fait dans l'esprit de la culture rokuganaise car il est peu fréquent, sauf circonstances particulières, que les personnages agissent de façon précipitée la plupart du temps car il connaissent les risques d'un tel choix.


ça arrive, les samourai restent malgré tout de simples humains...

Concernant le résumé des familles et des écoles, c'est une bonne idée mais il serait bien de rajouter la famille impériale, les clans mineurs et les ronins.

Oui c'est en cours suffit de trouver le temps :lol:

Par ailleurs, Je me posais une question de savoir si, dans le cas où l'on faisait des aides de jeu utiles, est-ce que cela permettrait d'obtenir des points d'expérience bonus ? (style résumé des parties, liste des avantages et inconvénients, liste des compétences...).

La réponse est oui
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Re: LR 4ed

Message non lupar Muscarine » 15 septembre 2011, 11:00

Salut

Doji Aiko (courtisane et seconde épouse du daymio) pas second femme juste son épouse que je sache rien n'as été dits sur le fait que le daymio avait déjà été mari

Bayushi Ejiro (courtisan et bushi) en ce qui concernait ce personnage il est courtisan seulement c'est dans le scenario suivant que l'on apprend qu'il est en fait un bushi

Après pour l'histoire il me semble que certains points seraient à revoir

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Message non lupar Mafalda » 15 septembre 2011, 11:40

effectivement, l'information que possède chaque joueur est biaisé par son personnage (classe, clan , BG) et ses connaissances, leur perception du scénario est donc differente. Après qu'il y ai des coquilles ce n'est pas bien grave au contraire ça rajoute au réalisme.

De plus il faut faire la part des choses entre ce que je dis aux personnages et ce que je dis aux joueurs. Le scorpion c'est présenté comme un courtisan, il ne vous a jamais dis qu'il était un bushi. C'est moi dans le second scenario qui vous ai donné cette information et expliquer ses capacités martiales et son haut score en terre. Biensur quand on voit quelqu'un donner des ordres, se battre en premiere ligne, avoir une armure et des armes exceptionnels repéré d'ailleur par l'ancien ashigaru du village, il y a clairement doute sur la nature de l'individu

Pour ce qui est du résumé du pts de vue de Isawa kenshin, il me va parfaitement. 1pts d'Xp supp.
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Re: LR 4ed

Message non lupar Muscarine » 15 septembre 2011, 17:36

Salut

OKi je pensait juste que c'etait des erreurs et non un point de vue lié au perso

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Re: LR 4ed

Message non lupar Psychopat » 16 septembre 2011, 00:20

Aide de jeu (le texte n'est pas de moi, je l'ai juste mis en forme).

Les noms propres

Dans l'Empire d'Emeraude, les samurai sont normalement les seuls à disposer d'un nom de famille. Lorsque l'on se présente, le nom de famille vient avant le prénom, ainsi, le samurai Kenji de la famille Kakita sera toujours appelé Kakita Kenji. Les prénoms des samurai sont souvent évocateurs de notions, de concepts ou de personnages illustres. Par exemple, le prénom Makoto que portent aussi bien les hommes que les femmes signifie "sincérité", alors que le prénom Aoi généralement féminin signifie "bleu". Les heimin, hinin et eta quant à eux utilisent des prénoms du même genre accompagnés d'un surnom décrivant leur travail, l'endroit ou ils habitent ou toute autre signe permettant de les reconnaître malgré les homonymes. On trouve également beaucoup de heimin portant des prénoms qui sont en fait des adjectifs correspondent à leur fonction (bateleur, ouvrier, manoeuvre), à une caractéristique physique (gros, malingre, fort, maladif…), à un trait de caractère (audacieux, calme…) ou à tout autre évènement, anecdote, comportement, caractéristique qui permet de reconnaître l'individu.
Lorsqu'un enfant naît, il prend et conserve le prénom choisi par ses parents jusqu'à l'âge adulte, moment ou il choisit lui-même son prénom. Certains conservent cependant leur prénom d'enfant en guise de prénom d'adulte parce qu'il leur plait ou parce qu'ils voient là un moyen de respecter leurs parents. Les prénoms samurai sont donc rarement dépréciateurs car qui oserait se baptiser de manière à insulter ses ancêtres et ses ascendants directs ? Parmi les gens les plus modestes, il n'est par contre pas rare qu'un surnom prenne la place du prénom officiel. Les artistes et les geisha en particulier ont des surnoms très évocateurs.

Les suffixes

Dans l'Empire d'Emeraude, on utilise couramment des suffixes comme –san, -sama, -kun et autres après le nom de quelqu'un quand on s'adresse à lui ou que l'on parle de lui. Certains suffixes définissent la position sociale ou la place de la personne en question (sensei par exemple désigne un maitre dans un domaine précis mais s'applique aussi souvent aux érudits et aux médecins) et d'autres visent à rappeler la relation qui lie celui qui parle à la personne à laquelle il s'adresse. Par exemple, prenons le cas ou je m'adresse au samurai Matsu Itoko :

- Matsu Itoko-san est la forme d'adresse polie classique. Matsu-san si je ne connais pas encore son prénom.
Quand je connais le nom complet d'un samurai, je n'utilise jamais le prénom sans le nom de famille à moins que nous nous connaissions suffisamment.
- si je suis d'un rang sensiblement inférieur au sien, Matsu Itoko-sama sera approprié, de même que si je veux malgré notre statut similaire lui témoigner beaucoup de respect.
- après un certain temps, Itoko-san ou même Itoko-sama peuvent être utilisés.
- si nous sommes de vieux camarades ou que je souhaite témoigner d'une certaine familiarité avec ce samurai, je m'adresserai à lui en l'appelant Itoko-kun. J'utiliserai le même suffixe –kun en parlant à un enfant de sexe masculin, à moins qu'il ne soit l'héritier d'un seigneur par exemple, ou le fils de quelqu'un auquel je dois le respect.
- si Itoko et moi avons suivi le même enseignement mais qu'il s'y est montré excellent, ou qu'il est mon aîné, voire qu'il a conquis l'estime de notre groupe d'élèves, Itoko-sempai témoignera du fait que je le considère comme mon "aîné" et mon référent bien qu'aucun rapport hiérarchique formel n'existe entres nous.
- enfin, si en public mon ami Itoko s'adresse à son épouse Matsu Hikari en l'appelant Hikari-san, il peut dans l'intimité ou dans des circonstances plus familiales, voire en présence d'un cercle d'amis, utiliser le suffixe –chan à la place, ce qui témoigne d'un lien de proximité ou de complicité entres eux. Le même suffixe peut également être employé pour parler à une fillette. –kun et –chan sont des suffixes qui marquent un lien d'amitié, de complicité ou de tendresse et il est important de ne jamais en abuser. La sensiblerie ou la vulgarité ne sont guère du gout des samurai et même des rokugani en général. Cependant, un sensei, un chef d'escouade ou un patron qui s'adresse à ses subordonnés ou à ses élèves peut employer ces suffixes sans problème, de par son rôle "d'ainé" envers des gens "plus jeunes". Comme on le voit, le concept de respect envers les ainés et celui de respect envers les supérieurs sont étroitement imbriqués l'un dans l'autre.

Il existe de nombreux autres suffixes mais leur usage dépend essentiellement du maitre de jeu qui vous prendra en charge. Certains se contentent du strict "minimum syndical" présenté ici et d'autres préfèrent approfondir davantage cet aspect du jeu. De même, le respect de l'étiquette s'avère plus rigide dans les cours de l'Empire ou parmi les représentants de clans comme la Grue, le Phénix, le Scorpion qu'au sein d'une patrouille de bushi ou parmi les samurai des clans de la Licorne et du Crabe.

Il est à noter que le rokugani (à l'instar du japonais) possède deux variantes de la langue polie, selon que celui qui parle est de sexe féminin ou masculin. Les mots utilisés et les tournures de phrases sont distinctes et reflètent les positions respectives de l'homme et de la femme bien que l'influence du Clan de la Licorne et celle de familles matriarcales comme les Matsu ou les Otaku ait sensiblement assoupli les choses durant ces derniers siècles. Mais a priori, dans le langage poli on peut différencier l'homme de la femme par la tournure et le choix des mots employés.
Modifié en dernier par Psychopat le 16 septembre 2011, 00:26, modifié 1 fois.
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Re: LR 4ed

Message non lupar Psychopat » 16 septembre 2011, 00:26

Quelques notions d'Etiquette anecdotiques :

On pourrait écrire plusieurs dizaines de pages sur un tas d'occasions de la vie courante et détailler également les arts courtois, les rites funéraires ou de mariage, la cérémonie du thé et bien d'autres choses. J'ai préféré me contenter de généralités afin d'effleurer un peu la nature "exotique" de l'étiquette rokugani plutôt que de rédiger un compendium que le lecteur se sentirait probablement tenu de mémoriser.

L'Etiquette du Sabre

Chez lui, le samurai laisse généralement ses deux sabres dans leurs fourreaux (les saya) sur un reposoir, souvent devant une calligraphie ou un tableau évocateur, voire au pied du petit autel de ses ancêtres. Puisque les sabres sont censés être habités au moins par moments par les mânes des ancêtres, on veille à les entretenir soigneusement et la plupart des samurai s'inclinent ou demeurent un instant immobile avant de prendre les lames de leur reposoir.
Un katana est fait pour être dégainé de son fourreau lorsque le tranchant est tourné vers le haut. Le laisser reposer à son côté tranchant vers le bas est signe de paix. Le samurai qui tourne le fourreau de son katana de manière à mettre le tranchant vers le haut est considéré comme agressif puisqu'il se prépare à dégainer. Dans la gestuelle rokugani, retourner son sabre est considéré comme la preuve que l'on veut attaquer l'autre et suffit souvent à déclencher une échauffourée sanglante.
Comme on l'a déjà vu, heurter de son fourreau celui du sabre d'un autre samurai, toucher les épées d'un autre homme sans sa permission ou laisser son ombre les recouvrir sont autant d'insultes que nombre de samurai vengent immédiatement. Certains n'attendent même pas qu'on leur en donne la permission officielle du moment qu'il y a des témoins qui pourront attester de l'insulte. De même, il est des samurai pour considérer que le simple fait de pointer une lame nue vers leur suzerain ou le mon de celui-ci est un acte d'agression.

Dons et cadeaux :

Un cadeau n'est jamais accepté tel quel. On le refuse toujours une première fois de manière polie, ce qui amène le donateur à "insister" poliment pour vous le donner. On refuse une deuxième fois tout aussi poliment (mais pas en répétant les mêmes phrases…) et le donateur insiste à nouveau. A ce moment là, après avoir refusé deux fois, on peut accepter le cadeau. De cette manière, chacun peut juger de la sincérité de l'offre et de la sincérité de son acceptation.
Ce principe ne fonctionne bien évidemment pas quand votre suzerain ou l'Empereur vous fait un cadeau. Vous pouvez accepter avec modestie mais ne sauriez faire mine de refuser un don fait par quelqu'un qui vous est à ce point supérieur et est donc censé connaître votre valeur mieux que vous même. Offrir un cadeau "utilitaire" a un autre samurai peut s'avérer très dangereux car cela implique que vous considérez son seigneur comme incapable de veiller à ses besoins.
La plupart des cadeaux sont donc censés avoir un sens esthétique, spirituel, rappeler un souvenir, un évènement, évoquer une idée. On les accompagne souvent d'une petite déclaration expliquant leur nature et il n'est pas rare que l'on offre un jour à quelqu'un un cadeau que l'on a reçu d'une autre personne. Fondamentalement, il s'agit d'une sorte de "troc de respect" plus que d'échanges matériels. Les dons d'argent sont évidemment tout à fait indignes et insultants…
On peut acheter un cadeau, prendre un objet auquel on attache de l'importance ou même fabriquer soi-même son don. L'essentiel est que l'objet offert le soit accompagné de quelques mots lui donnant une valeur symbolique particulière. Evidemment, on préfèrera souvent un objet de valeur à un caillou trouvé sur le chemin et l'on apprécie très très peu à Rokugan les gens qui masquent des dons vulgaires sous de belles phrases …

Devant un seigneur :

On laisse ses armes avant d'être reçu. On s'incline jusqu'à terre et on ne relève les yeux qu'avec la permission du seigneur. En campagne et en armure, mettre un genou à terre et baisser la tête est suffisant mais le reste du temps, on s'agenouille complètement les mains bien à plat et on touche quasiment le sol de son front. On n'interrompt jamais ses supérieurs et il est de bon ton d'attendre qu'ils vous donnent explicitement la parole. De même, on ne se présente pas directement mais l'on attend d'être présenté ou d'obtenir la parole.
Devant un seigneur étranger ou d'un autre clan, une délégation officielle peut se voir autorisée à conserver ses armes. Celui qui veut témoigner qu'il vient en paix prendra à coeur de poser ses armes assez loin de lui sur le sol, montrant ainsi qu'il ne pourra les saisir ou dégainer rapidement.

En visite

La demeure d'un samurai est un endroit dans lequel on ne pénètre pas sans permission (à moins d'être mandaté par une autorité appropriée). Si le samurai est assez aisé pour avoir un domestique, c'est lui qui viendra accueillir les visiteurs et leur demandera de patienter pour voir si son maitre est libre. Si son maitre est absent (ou prétend l'être), le serviteur demandera au visiteur de laisser son nom et éventuellement un exemplaire de son sceau personnel afin que son maitre sache qui est venu en son absence. Le visiteur sera invité à revenir le lendemain, même si le samurai est absent pour une durée plus longue ou même pour un voyage de durée indéterminée. Ca n'est qu'au bout de quelques visites que l'on donnera des indications plus précises afin que le visiteur ne se dérange pas quotidiennement. Insister pour venir chaque jour avant de savoir à quoi s'en tenir est une marque de respect, un témoignage de grossiéreté si l'on persiste à venir ensuite alors que l'on sait très bien à quelle date reviendra l'hôte…
Evidemment, ce cérémonial n'est que rarement de mise entre proches, encore que cela puisse varier grandement d'une famille à l'autre…
Bien que cela ne se retranscrive pas forcément bien en français, les tournures de phrases employées permettent normalement au visiteur de distinguer un "revenez demain" formel signifiant que l'hôte n'est pas là en ce moment sans plus de précision d'un "revenez demain" indiquant qu'il sera bel et bien présent le jour suivant.
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Re: LR 4ed

Message non lupar Psychopat » 16 septembre 2011, 12:26

Aide de Jeu (suite).

Au combat

Dans la mélée, chaque homme se bat et survit comme il peut mais il est possible qu'une accalmie ou les circonstances amènent deux guerriers appartenant aux camps adverses à s'affronter de manière plus ritualisée.
L'un des deux combattants peut lancer un défi en se présentant et en énonçant ses exploits afin de montrer à l'autre sa valeur et éventuellement de lui faire peur. Si le défi est relevé, il prend généralement la forme d'un duel Iaijutsu classique et l'on considérera avec un mépris violent toute personne qui interviendrait dans cet affrontement particulier tant qu'il n'est pas résolu. La coutume veut également quand on tue un adversaire de valeur sur le champ de bataille que l'on coupe sa tête et qu'on la ramène pour l'exposer à ses alliés. Une délégation de l'armée ennemie pourra éventuellement venir la récupérer si des pourparlers ont lieu en ce sens.

Cependant, les duels en pleine bataille sont relativement rares, la plupart ont en fait lieu avant le début du combat lui-même. Durant la phase ou les généraux jaugent les troupes adverses et terminent de positionner leurs effectifs, il est en effet fréquent que quelques bushi s'avancent individuellement pour déclamer leurs noms et exploits afin d'inciter de valeureux combattants de l'armée adverse à venir les défier en duel. Certains généraux peuvent ainsi confirmer la présence d'un guerrier réputé dans les rangs adverses ou laisser à leurs subordonnés l'occasion de venger légalement quelque vendetta familiale avant l'affrontement lui-même.

La notion de pureté rokugani

Les rokugani considèrent les excréments, le sang et la chair morte comme porteurs d'impureté et susceptibles de dénaturer l'âme. En dehors des occasions intimes ou l'on y est personnellement confronté, ce sont donc les eta qui procèdent aux nombreuses tàches impliquant de telles matières et qui servent également d'hommes à tout faire. Qu'il soit hinin, heimin ou samurai, un rokugani se tiendra à distance prudente d'un eta car celui-ci étant constamment en contact avec de l'ordure, il sera forcément sale et son âme tellement impure qu'elle pourrait même affecter celle des personnes alentours. Sur le champ de bataille, le contact du sang est inévitable mais la guerre est chose honorable. On peut donc procéder après la bataille à des ablutions et des rites de purification afin de préserver son intégrité spirituelle. De même si les circonstances vous forcent à toucher de la chair morte non préparée par les cuisiniers. Mais se complaire dans la manipulation de certaines substances ou les considérer avec indifférence quand on n'a pas le statut particulier qui le permet est très mal vu au point que certains samurai particulièrement intolérants n'hésitent pas à traiter comme un vulgaire animal toute personne qui ne procéderait pas sur le champ à des actes de contrition spirituels.
Il est à noter que même les eta dans la mesure ou ils le peuvent s'efforcent d'être le plus propre possible et de préserver un tant soit peu leur pureté spirituelle. La conséquence de cette attitude est que l'hygiène spirituelle rokugani exerce des effets bien réels sur l'hygiène physique des habitants de l'Empire. Les médecins et shugenja ont depuis longtemps compris que certaines maladies se répandaient gràce à une saleté ou une pollution suffisantes mais de leur point de vue, c'est un simple effet secondaire d'une exposition à quelque chose qui corrompt principalement l'âme. Voilà pourquoi les simples et potions de la pharmacopée rokugani sont réalisés à partir de matériaux qui ont à la fois un effet thérapeutique purement physique et des vertus de nature plus spirituelle. Il en va de même pour les heures auxquelles on administre les médicaments, pour l'aménagement de la chambre du malade qu'il est souhaitable de préserver et ainsi de suite.
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Re: LR 4ed

Message non lupar Psychopat » 16 septembre 2011, 12:29

Aide de Jeu: Les coutumes...

Préambule

L'Empire d'Emeraude est une nation empreinte d'une multitude de traditions et la grande majorité de ses habitants en maîtrisent les bases essentielles. Ces traditions incluent non seulement les aspects religieux et spirituels mais aussi et surtout l'apparence que chacun montre aux autres. Les tabous et les attentes sociales des rokugani ne sont pas les mêmes que celle d'un occidental du 21ème siècle et si elles s'inspirent sensiblement de certains comportements typiquement japonais, une petite mise en garde s'avère nécessaire : Rokugan possède autant de points communs avec le Japon réel qu'un monde médiéval fantastique classique dans le jeu de rôle avec le Moyen-Âge occidental. Anachronismes, empreints à d'autres cultures et contresens abondent. Les gens qui connaissent bien la civilisation nippone trouveront L5A plutôt décevant sur ce plan tandis que les novices qui espèrent ainsi se familiariser avec la culture du Japon des samurai risquent de retenir de belles horreurs au milieu de choses plus proches de la réalité. On ne le dira jamais assez mais puisque ce point est éclairci, nous pouvons nous pencher sur les us et coutumes des rokugani.

L'Etiquette

Dans l'Empire d'Emeraude, l'apparence prime sur bien des choses. L'honneur individuel, le respect que les autres vous donnent qui en découle relèvent à la fois de votre position sociale mais aussi de la manière dont vous vous comportez. Si les représentants des castes inférieures ont un comportement sensiblement moins codifié et strict que celui des samurai, les normes sociales sont connues de tous et bien que de nombreuses variantes existent selon les clans, les personnes et les circonstances, elles obéissent à quelques principes généraux que vous trouverez plus loin.
Les rokugani sont des gens aussi expansifs que n'importe qui mais les heimin veillent à se comporter très poliment envers les samurai et ceux-ci cherchent constamment à prouver au regard des autres leur honneur. Pour ce faire, nombre d'entres eux adoptent un comportement qui aux yeux d'un étranger semblera allier une dignité parfois pesante et de rares éclats émotifs soigneusement contrôlés afin de passer pour de simples manifestations de sincérité un peu plus prononcées. Il y a des samurai trop fort en gueule ou vraiment asociaux mais fort heureusement, rares sont les occasions ou l'on confie à ces hommes des missions ou leurs travers pourraient s'avérer lourds de conséquences…

Sincérité et Vérité

A Rokugan, la vérité est importante mais elle passe au second plan derrière la sincérité. Ce ne sont pas tant les faits qui sont importants aux yeux des rokugani que l'honneur et le statut des personnes impliquées. Pour simplifier à l'extrême, si tuer un homme en combat loyal n'est pas forcément un acte banal ou dépourvu de connotations criminelles dans certains cas, le fait que le tueur soit un simple paysan ou un honorable samurai fait toute la différence parce que leurs motivations sont censées être justement différentes. L'exemple que nous venons d'évoquer ne doit pas être pris à la lettre mais simplement pour illustrer ce principe : celui qui agit et la manière dont il agit ont au moins autant d'importance voire même davantage que ses actes eux-mêmes.
La justice rokugani et la coutume se basent sur ce principe et favorisent donc les gens bien nés dont la réputation est sans tâche vis-à-vis de leurs égaux apparemment moins honorables ou vis-à-vis des gens d'extraction plus modestes et aux motivations censément moins élevées.
Cela ne veut pas dire que la preuve matérielle n'a pas d'importance mais que même lorsque les faits sont établis, on aura tendance à davantage considérer les motivations d'un samurai que celles d'un paysan. Les plaidoyers d'un accusé ne sont pas du tout écoutés de la même manière selon qu'il est heimin ou un samurai même si le crime est identique.
D'une certaine manière, la loyauté peut (et même doit) s'accommoder de nuances comme le mensonge. Il ne s'agit donc pas tant de dire toujours la vérité que de dire toujours quelque chose que les autres considèrent comme vraisemblable. Le principe idéologique qui sous-tend cela est très simple : si quelqu'un a un rang supérieur au mien, c'est qu'il le mérite. Sa parole est donc plus "vraie" que la mienne. Mentir ouvertement n'est pas aussi simple bien évidemment mais on contestera beaucoup moins les déclarations un peu cousues de fil blanc d'un noble daimyo influent que le témoignage apparemment authentique d'un simple samurai de garde

Le souci de maintenir en permanence une certaine image de soi va de pair avec celui de préserver l'image publique des autres (à moins d'avoir l'intention de leur nuire). Les rokugani sont de fervents adeptes du vieil adage "pas vu, pas pris" et la plupart du temps, ils ignorent ou font semblant de ne pas remarquer les manquements à l'étiquette mineurs ou les comportements déshonorants tant qu'ils peuvent être aisément "oubliés". Tout comportement qui semble volontairement provocateur ou qui témoigne visiblement du peu de maîtrise de soi que possède son auteur est par contre prétexte à d'immédiates réprimandes, publiques si nécessaires. Là encore, il y a des différences considérables selon les individus, leurs origines et les circonstances mais disons que d'une manière générale, les choses se passent ainsi : les conventions sociales sont censées s'appliquer à tous, on "ne voit pas" les manquements les moins gênants mais cette tolérance apparente se transforme brusquement en rigidité extrême dés que l'on dépasse certaines bornes ou que l'on souhaite enfoncer son interlocuteur en le déshonorant en public par exemple. Evidemment, faire comme si on ne voyait pas certaines choses ne veut pas dire qu'on ne les mentionnera pas une fois que vous aurez le dos tourné… de même, arguer de ce principe de discrétion pour ne pas dénoncer un crime n'est pas du tout considéré comme valable aux yeux des magistrats. Le respect de ce qui passe pour la vie privée d'autrui ne doit pas être un obstacle au déroulement d'une enquête.

Le système idéologique

Le sacré et le profane marchent main dans la main dans l'Empire d'Emeraude. Une nation fondée par des demi-dieux dont les descendants essayent de se montrer les dignes successeurs. Notamment la notion de destinée, de karma, est cruciale et imprègne l'ensemble de la société.
En résumant une fois de plus à l'extrême, on peut dire que les rokugani sont des gens relativement fatalistes : si les choses arrivent, c'est parce qu'elles devaient arriver. Ainsi, il est normal que les seigneurs soient forcément plus honorables que ceux qui les servent car ils sont à leur place. De même, il est normal que la vie d'un vassal n'ait aucune importance au regard de celle de son suzerain car chacun des deux a une importance différente sur le plan social mais aussi métaphysique.
Une telle approche pourrait générer toutes les dérives fascisantes imaginables et d'une certaine manière, l'Empire n'est pas exempt d'arbitraire et de tyrannie. Les rebellions existent mais sont sauvagement réprimées car dans l'absolu, rien n'est censé se dresser contre "l'ordre naturel des choses". Evidemment, un joueur ne se sentira pas forcément à l'aise dans un tel système ou même s'il fait partie des 7% de la population issus de la noblesse, il n'est après tout à l'origine qu'un samurai parmi des millions d'autres. Un des aspects intéressants de L5A est justement de donner aux joueurs l'opportunité de se prononcer sur divers choix épineux : faut-il faire ce qui est juste ou ce qui est convenable ? D'ailleurs comment reconnaître ce qui est juste ? Et quand il y a deux manières d'agir apparemment équivalentes, laquelle sera la plus honorable, ou la plus indigne ?
Outre ces problèmes éthiques, l'ordre social apparemment extrêmement rigide de Rokugan n'est pas dépourvu de certains "contrepouvoirs".

Le premier d'entres eux est la Confrérie de Shinsei, c'est-à-dire les moines. Bien qu'ils ne puissent exercer aucune responsabilité extérieure à leurs congrégations, ces individus sont les héritiers du système de pensée du Petit Maître, qui donne à chacun la possibilité de cheminer sur la route de l'Illumination. Et si le système social considère que les samurai de par leur naissance sont les plus avancés sur cette voie, le Shinseisme insiste pour rappeler que nul n'en est privé et qu'elle représente un moyen pour l'individu de prouver sa valeur y compris au regard des puissances célestes. Et ce quelles que soient ses origines…
Les moines sont donc non pas des rebelles en puissance mais des gens qui peuvent se permettre de par leur statut de conseillers spirituels de rappeler aux samurai et plus généralement aux rokugani que les autres individus qui les entourent ont a priori tout autant de potentiel qu'eux sur le plan spirituel. D'ailleurs, certains courants monastiques vont jusqu'à rejeter le matérialisme, le raffinement et même l'érudition sous toutes ses formes en partant du principe qu'ils éloignent l'individu de sa véritable nature. Un aphorisme de Shinsei cher à de tels moines et qu'ils citent fréquemment est "pour l'oiseau dans le ciel, il n'y a pas de différence entre un samurai et un paysan".
L'autre "système de sécurité" intégré est tacite et relève du grand "pacte" passé entre les mortels et les dieux à l'aube de l'Empire. La notion de suzeraineté à Rokugan s'accompagne de celle de responsabilité. Le seigneur est donc responsable du bien être de ses sujets de même que l'Empereur est le garant de la prospérité matérielle et spirituelle de l'Empire. Malheur au daimyo qui abuse de ses prérogatives et montre ainsi à ses pairs et supérieurs à quel point il déshonore son rang. Il ne s'agit donc pas tant de diriger que de guider. La notion est subtile et souvent utilisée de manière abusive mais elle est censée être immanente et omniprésente.
C'est pour cela que l'on respecte ses aînés et ses supérieurs. Leur rôle est aussi de guider la nouvelle génération ou ceux qui sont sous leur responsabilité. Et lorsque celui qui a le pouvoir perd la face, son châtiment est souvent bien plus prompt et radical que lorsqu'il n'est qu'un heimin parmi bien d'autres. Cela ne veut pas dire que tous les samurai sont forcément "coincés" ou psychorigides mais que plus on occupe une place élevée dans l'ordre social et plus chaque mot que l'on prononce doit être rattaché à un ensemble qui forme un comportement honorable que nul ne doit pouvoir attaquer avec succès. Que l'on soit l'homme le plus noble du monde depuis Shinsei ou la dernière des ordures, tomber de son piédestal fait aussi mal quand on atteint le sol…
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Re: LR 4ed

Message non lupar Psychopat » 16 septembre 2011, 12:32

Le Bushido

Bien que ce code d'honneur élaboré par le kami Akodo concerne à l'origine surtout les guerriers, il est presque sur le champ devenu le référent de l'ensemble de la caste des samurai. Que l'on serve avec une arme, des prières ou des faveurs politiques n'a pas d'importance dans le fond. L'essentiel est de servir. Le samurai sert son suzerain, le suzerain sert le clan, le clan sert l'Empereur et celui-ci est le garant mutuel de la bienveillance céleste envers les mortels et du respect de ceux-ci envers les puissances du Ciel. Les heimin et les hinin ne sont pas liés au Bushido mais il a tellement d'importance pour la caste dominante que certaines de ses notions se sont insidieusement infiltrées de manière plus ou moins ouverte dans le reste de la société.
On pourrait écrire des milliers de pages sur le Bushido (d'ailleurs, c'est bien ce que certains rokugani ont fait) sans parvenir à l'expliquer d'une manière absolue, exacte et complète. Il s'appuie cependant sur une base d'apparence simple puisque ce code ne repose que sur sept points, sept vertus. Le reste est du domaine de l'interprétation et des péripéties de l'histoire. Voici les sept vertus du Bushido.

- Honnêteté (Gi) : la vérité mesure la valeur de la vie et adhérer à ce concept définit l'existence du samurai. Néanmoins, la croyance et la coutume considèrent que les samurai ayant une âme plus pure que le reste des hommes, ils n'ont rien à craindre de la vérité et ne sauraient donc mentir. La parole d'un samurai est plus véridique que celle d'un heimin et celle de l'Empereur a plus de valeur que la parole de tous les samurai de l'Empire rassemblés.

- Courage (Yu) : le courage n'est pas l'absence de la peur mais la capacité à aller de l'avant malgré elle et malgré les conséquences. Comme le disait Akodo "combattez pour vivre car vivre permet de servir mais soyez prêt à mourir".

- Compassion (Jin) : la puissance va de pair avec un usage mesuré. Imposer sa violence par caprice ou abuser de ses privilèges envers ses inférieurs est indigne car cela salit l'âme du samurai. Dame Soleil est une puissance compatissante et ceux qui servent son héritier ne doivent pas l'oublier. Le samurai doit prêter assistance à ceux qui en ont besoin. S'il a une épée que d'autres hommes n'ont pas le droit d'avoir, c'est pour s'en servir à leur place et pas pour s'en servir contre eux.

- Courtoisie (Rei) : la force n'est rien sans le respect. Offenser l'autre est vulgaire et ce qui est vulgaire entache le nom que vous portez. L'adversaire doit être respecté, surtout s'il montre qu'il est honorable. Les samurai ne sont pas que des guerriers mais les serviteurs d'un empire hérité des dieux. Sans le respect, il n'y a pas de samurai, juste des hommes entraînés à tuer.

- Honneur (Meyo) : bien que le terme d'honorable s'applique à l'ensemble du bushido, l'honneur propre au samurai est individuel et intime. On ne peut définir cette vertu qui rassemble les six autres si ce n'est par rapport à soi-même : le samurai ne se ment pas. Il sait quels sont ses manquements et s'il veut se montrer digne, il se doit de les surpasser ou d'en accepter les conséquences. Celui qui ne veille pas sur son honneur trahit l'honneur des siens car il souille le nom qu'il porte et montre aux autres hommes que ceux qui portent ce nom sont indignes.

- Sincérité (Makoto) : bien qu'il y ait divers serments et rites accompagnés de promesses dans la vie d'un samurai (notamment quand il atteint l'âge adulte ou entre au service de son seigneur), on considère dans la vie courante que sa parole vaut acte. Un samurai n'a pas besoin de prêter serment lorsqu'il déclare qu'il va faire quelque chose. Le simple fait qu'il le dise l'engage et mettre en doute cet engagement revient à insulter le samurai. Par contre, prêter serment peut donner aux autres une impression encore plus forte de votre sincérité.

- Devoir (Chugo) : tout ce qui existe a un but et un sens. Le samurai doit servir et ne saurait se soustraire à ce qui définit jusqu'au nom de sa caste. Même l'Empereur doit s'incliner devant la volonté du Ciel et un samurai ne saurait faire moins que ceux qui sont plus grands que lui à cet égard. Le samurai sert son seigneur et aussi son clan. Sa loyauté doit être sans faille.

Théoriquement, les vertus du Bushido sont équivalentes mais dans les faits, cela est rarement le cas. Le clan du Scorpion par exemple parle beaucoup de son attachement au Devoir (à la loyauté). Les Crabes ne pratiquent pas beaucoup la Courtoisie, le Courage d'un courtisan qui défend l'honneur de son clan et celui d'un bushi qui défend ses terres ne sont pas identiques, un grand nombre de samurai ne fait preuve de Compassion qu'envers les membres de leur caste ou même uniquement envers des samurai en détresse de leur clan et ainsi de suite.
La difficulté de vivre le bushido est également au nombre des challenge qui attendent les personnages samurai à L5A.
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Message non lupar Mafalda » 16 septembre 2011, 14:32

Il existe de nombreux autres suffixes mais leur usage dépend essentiellement du maitre de jeu qui vous prendra en charge. Certains se contentent du strict "minimum syndical" présenté ici et d'autres préfèrent approfondir davantage cet aspect du jeu. De même, le respect de l'étiquette s'avère plus rigide dans les cours de l'Empire ou parmi les représentants de clans comme la Grue, le Phénix, le Scorpion qu'au sein d'une patrouille de bushi ou parmi les samurai des clans de la Licorne et du Crabe.

Exact on peut par exemple utiliser comme suffixe le titre d'un personnage quand celui-ci est très honorifique. Tout particulièrement -sensei, -daimyo, -shogun...

Il est à noter que le rokugani (à l'instar du japonais) possède deux variantes de la langue polie, selon que celui qui parle est de sexe féminin ou masculin. Les mots utilisés et les tournures de phrases sont distinctes et reflètent les positions respectives de l'homme et de la femme bien que l'influence du Clan de la Licorne et celle de familles matriarcales comme les Matsu ou les Otaku ait sensiblement assoupli les choses durant ces derniers siècles. Mais a priori, dans le langage poli on peut différencier l'homme de la femme par la tournure et le choix des mots employés.


Dans l'ordre céleste les femmes sont légèrement inférieur aux hommes. La parole d'un samourai aura plus de valeurs que celle d'une samourai-ko de même statut (exception faite dans certains clans ou familles citées ci-dessus).

La description des duels n'est valable qu'en cas de bataille. En dehors de ce contexte, un duel pour être valable doit être autorisé par le daimyo de chaque participant. Si celà n'est pas fait il s'agit d'un duel non autorisé et là attention au conséquence.
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Message non lupar Muscarine » 16 septembre 2011, 19:32

Bigre , la guerre des xp hors jeu est lancée. Non je copie/collerai pas toutes les régles concernant L5R sur le forum ....

"Journal d'une queteuse de vérité :

La vérité est une notion vivante. L'on aurait pu croire telle une oeuvre d'art qu'elle est figée, juste bonne à regarder.
Au contraire , elle est bien vivante, nous attendant là où nous penserions la trouver le moins.
Telle une tache colorée sur un papier vierge, elle peut narguer où plutot nous supplier de la faire vivre à travers nous.

Un papier complétement vierge ou complétement coloré n'a pas d'intéret, c'est le contraste qui prime, qui donne le rythme et l'énergie.
La limite de la tache et du papier vierge nous parle, nous interpelle, nous ordonne de la contempler.
La vérité est une danseuse précieuse qui ne tolére pas un public médiocre, mais éclaire votre àme de ses charmes pour peu que vous êtes prets à la contempler.

Ces notions théoriques prodiguées depuis le plus jeune age eurent leur expression primaire et bestiale sous la forme d'une entrevue avec le daimyo Miromoto du clan du Dragon.

Celui-ci m'honora d'accompagner son intrépide fils à une invitation du clan phénix. Je devais lui servir de guide et lui éviter les embuches.
Quelle fut ma déception de voir son fils Miromoto Rey se jetait dans l'impolitesse de ses amours naissantes. En dépit de tout et tous, il jeta l'opprobe et le doute.
Mes dires ne le firent pas changer d'avis, mêmes des menaces de mort à son encontre dans une sordide histoire de meurtre ne l'arreterent pas.
Il avait fait un choix raisonné d'un amour éphémère et d'une mort proche et honorante plutôt qu'une longue vie de ressignation et de devoir.


La danseuse dansait sous les yeux mais je ne la regardait pas. Comment ai-je pu être si naïve ?
N'ayant connu que le papier vierge, je ne su appréhender ma première tache.

La nouvelle du décés d'un fils à un père est toujours chose douloureuse.
A ma grande stupéfaction , Miromoto Sakan sama (daimyo clan dragon) exprima son désir que son fils aurait du se marier avec la veuve du daimyo phénix dont il était l'amant sans que personne n'en sache rien.

Etrange, non ? Demander à un Kitsuki de masquer la vérité, de tromper les autres et construire un solide batiment sur des fondations volées.
Autant demander à un scorpion de dire la vérité seule !
La encore je ne voyais pas la véritable danse, peut être entendis je la musique mais je n'y voyais aucuns mouvement cohérents et encore moins harmonieux.

Au final, je fus bannie des dragons pour 1 an et le statut de ronin s'imposa à moi dans une quête de guerrier : mushu shusyo.
De courtisanne fine, je passais à un bushi de second plan. Un passage de la lumière à l'ombre...

Je commencais alors à comprendre la danseuse, comment jouir pleinement de la lumière quand on a pas connu l'obscurité.
Comment estimer le comportements malheureux des hommes si on a connu que la vertue ?
Telle le lotus dont la graine nait dans la boue, se lave en poussant dans l'eau, se séche à la surface du lac et s'épanouit à la lumière des dieux !

La chance me souriait, tout autour de moi, mes nouveaux yeux voyait :
- Un commandant de garde dont la douleur de la mort de son frère lui fit assassiner son propre daimyo.
- Un courtisane, femme de daimyo qui osa tromper son mari sur un coup de jeunesse
- Un futur daimyo qui fit le choix de la mort pour une belle nuit passée avec l'interdit
- une vérité réelle sortant de la bouche d'un scorpion sans contrepartie

Désormais je ne vois plus que la bordure de la tache et son centre, je vais m'y noyer jusqu'à apprendre à nager et pouvoir voir la danseuse.


Je partais avec un guide à travers les montagnes dragon. Une pluie de sang nous arreta un moment et m'interpella.
Une fois en terre phénix, je ne du ma survie qu'à mes nouveaux yeux. Je vis le sombre, le tu (du verbe taire), une lame dégainée dans mon dos
dirigée par les yeux injectés de sang d'un guide sans esprit. Heureusement que chez les kitsuki les lames sont aussi affinées que les esprits.


Il est des taches dont les yeux ne peuvent se défaire. Des soleils si sombres que le regard s'y perd à jamais. Dés lors comment s'opposer à une telle infamie ?
Seul le contour compte, ne pas regarder dedans mais juste regarder le contour sur le papier vierge. Un regard de contreforme. Un esprit de dualité dont un seul coté ne peux être vu.


C'est dans cet état d'esprit que le destin me vit croiser le chemin d'adepte de sang, de ces infamies de shukenja de sang qui ne mérite que la mort et pire encore.

Ceci dit on ne croit que trop à ce qui ressort du folklore. Suivre une recette de cuisine pour préparer un bon repas est une réalite fixe.
Pourquoi suivre une recette de gestes, mots et de chi en serait il autrement ? C'est n'est pas pour rien qu'un indice provenant de ce dit folklore n'a pas lieu dans un tribunal impérial.
La soif du pouvoir est une maladie bien trop contagieuse et gangréneuse pour s'y frotter.
Que penser d'un samurai qui prend sur lui de bruler tous les corps souillés qu'il trouve ? Que ces corps appartiennent à d'autres samourai ou non ?

Le bon sens impérial impose que tout corps de samourai aient les rites funéraires. Rites durant 4 jours suivit des 35 jours ou les restes brulés sont exposés à la lumière des ancêtres.
Que penser d'avoir laisser le corps d'un samourai mort dans les bois comme un animal ? Et préférer s'occuper de celui dont la souillure l'a submergée ?
Que penser de l'incrédulité de ceux qui ont été sauvés malgré eux par les seuls yeux capables de voir danser la vérité ?

Peut être qu'au final la vérité est une bougie trop chaude que trop peu peuvent porter. Il faut savoir, sans dire mais agir.
Comment un adulte pour faire comprendre à un enfant des choses complexes sans l'imposer comme une contrainte ?

Une chose est sure, les questions permettent de comprendre le contour de la tache et les réponses sa surface.
C'est pourquoi à une question donnée plusieurs réponses existent.
Mais la connaissance de ces réponses peuvent être par nature un mal impossible à surmonter.

Il ne me reste donc qu'à trouver les bonnes questions et alors supposer les réponses sans les connaitre.
alors je pourrai voir la danseuse nue sans les charmes qu'elle exerce.

"Dans le cycle froid de l'existence

Le drap chaud de la vérité

Toujours trop petit pour un Kitsuki"

Voilà j'ai écris le résumé des 2 scénarios selon les yeux mystiques du clan des dragons avec le regard pertinent des kitsuki.
cela à le mérite d"être philo et poétique.

Kitsuki Yasu, la terreur des scorpions souillés endormis !

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Re: Kitsuki power

Message non lupar Psychopat » 17 septembre 2011, 12:00

Muscarine a écrit :Bigre , la guerre des xp hors jeu est lancée. Non je copie/collerai pas toutes les régles concernant L5R sur le forum ....


Ben, j'espère que tu as bien compris le paragraphe " En visite ". :mrgreen:


Sinon, pas mal le texte !
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Kitsuki Yasu

Message non lupar Muscarine » 19 septembre 2011, 00:23

Petite contribution.

"Journal d’une quêteuse de vérité.

Comme il est étrange de ne pas penser que tout est cohérence. Les fleurs des champs ondulent car le vent les caresse. Peut on imaginer qu’elles puissent onduler seule ? Il n’y a que l’ignorance qui peut le croire.
Puisque tout est cohérence, telle la surface d’un lac ou chaque goutte d’eau se mue par les autres gouttes d’eau. Le sage est celui qui voit la cohérence à travers les gouttes. Il peut la voir aussi à travers l’ondulation des fleurs des champs, il peut la voir par aussi dans la complexité de l’homme.
C’est ainsi qu’en terre phénix, les vents de la cour pressentirent la nomination Asako Isuna sama. Nomination dirigée par le sensei Isawa de l’air…
Le vent souffle sur les fleurs pour que celles-ci puissent mieux se désiminer et croitre davantage.
Pourquoi le sensei Isawa de l’air a-t-il influencé cette nomination ? Une femme, jeune, inquisitrice et magistrat de jade de surcroit ? Serait-elle l’une des seules à pouvoir péreinement assurer la prospérité ?
Certainement et donc les jours sombres sont déjà présents. Les dégâts de la pluie de sang étaient donc sous estimés.
C’est pourquoi Asako Isuna Daimyo envoya une délégation pour accompagner une cargaison de jade et de pétale de jade.
Quelle surprise de constater que les précieuses cargaisons étaient entourées d’éléments du clan crabe. Cela peut s’entendre.
Mais que des éléments du clan scorpion y participent … Sans membre du clan Asako… Peut-être est ce précipiter de penser que seuls les Asako peuvent s’occuper des pétales de jade.

Plus étrange encore, la cargaison fut commandée il y a 2 mois…

« La jade venait déjà
La pluie rouge vient de tomber
Une commande bien précoce »

De plus les vents de la cour nous apprennent que les Sensei Isawa avaient réalisé un rituel de protection la veille du réveil du maitre de la maho.
L’évidence et le savoir s’accorde en ce point. Le réveil d’Iuchiban était connu, les jours sombres comptés. Et si peu de personne au courant.

« Les oreilles savaient
Les yeux se sont fermés
Le maudit se réveille »

Sur le retour vers les terres phénix, une belle nuit froide m’offrit le spectacle des étoiles dans le ciel.
Les étoiles sont-elles liées elles aussi. Il est probable qu’elles participent à la cohérence. Un reflet d’une facette. Comme les baguettes kawaru donc le hasard d’un lancer s’interprète comme d’autant d’indice de cohérence. Sans doute serait-il sage un jour d’y prêter attention…

La cargaison attira l’attention des corbeaux du crépuscule que nos amis lion ont plumés sévèrement. Ces mercenaires semblaient si surs d’eux, ils possédaient trop d’informations sur nous pour que ce ne soit qu’un hasard.
Nous pouvons tous percevoir avec nos yeux, nos oreilles, notre nez pour les plus affutés. Mais également par notre esprit, notre logique, notre intuition.

Que voir dans le lac du destin de ces derniers jours ?

- L’empire au courant de la venue des jours sombres
- La préparation de ressources spécifiques (jade et autres)
- La nomination de personnalité très particulière

Une grande bataille que l’histoire n’oubliera pas est en train de s’écrire
Déplacer une telle quantité de jade présume une future souillure titanesque
Nommer comme daimyo une inquisitrice Asako présage une restructuration sociale efficace.

Sous un lit d’étoile, une nouvelle facette dansa sous mes yeux. Cinq représentants du clan scorpion pour « aider » le convoi. Un itinéraire des plus intrigants. Partir du clan crabe pour arriver en clan phénix, il y a certainement plus judicieux que de passer chez les scorpions.

J’ai cru comprendre que pour garder un secret il fallait le confier à un scorpion. Qu’il y a-t-il réellement dans cette cargaison en plus du jade et des pétales de jade.
Quand le convoi à « croiser » la route de nos 5 membres du scorpion, qu’on –t-il bien pu ajouter ? Pourquoi diantre Soshi san couve la cargaison comme une poule sur ses œufs.
Quel(s) secrets transportent-ils vraiment ? Un savoir ? Une arme contre Iuchiban ?

« Un œuf si fragile
Des gardiens venimeux
Grenouille ou dragon ? »

Kitsuki Yasu"