Putain, le monde fout le camp ! ! !

Réservé aux membres.
Pour ceux qui ont attrapé la "réfléchîte aigüe" cette maladie qui consiste à réflechir tout le temps sur tout, et en particulier sur des sujets intéressants...
Faites nous part de vos conclusions ici.
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le_poulpe
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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 12 avril 2020, 20:08

Théorie Wachowski-enne :

Si comme dans la trilogie cinématographique Matrix, les humains sont "le virus de notre planète", cette planète crée des anticorps pour lutter contre le virus qui l'agresse.
Cet anticorps se nomme Covid-19.
On n'aurait rien du faire ; les cadavres se seraient accumulés. Les services de santé débordés. Les limites de notre société moderne atteintes.
Comme la fameuse théorie de l'évolution Darwinienne, les faibles seraient morts. Les forts seraient vivants, immunisés et moins nombreux ... du moins, suffisamment pour la planète.
Ce Covid-19 est l'Hydro chloroquine de la planète.
Et comment le traite-t-on ?

Quand la gangrène à gagner un membre, faut le supprimer pour sauver le malade !




Faut que j'arrête les bières en rentrant chez moi ...
Ou du moins, j'espère que cet apport d'alcool dans mon corps et mon esprit, engendre des réflexions dans le votre.


merci.

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Niemal
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Le monde d'après, encore un avis

Message non lupar Niemal » 13 avril 2020, 11:45

Je ne vais pas changer les autres s'ils ne veulent pas changer, mais je peux me changer moi. Et si assez de monde est prêt à changer, il faut que je m'y prépare. Donc, la question ne se pose même pas, pour moi, de croire qu'on va y arriver ou pas. Les choses vont changer, je dois m'y préparer le mieux possible. Et comment ? J'ai déjà testé pas mal de choses par moi-même, et en premier lieu la diminution de la consommation. Cela ne m'empêche pas de m'informer sur ce que pensent les autres, je n'ai pas la science infuse.

Dans cette optique, voici un nouvel article intitulé "Cyril Dion : « La crise du Covid-19 peut nous aider à construire le monde d’après »" et disponible (pour les abonnés) sur le site du Monde à https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html ; je le reproduis plus bas, tel quel, en espérant qu'il intéresse certains d'entre vous. Bonne lecture :)

------------------------------------------------

Tirer les leçons du chaos que nous traversons doit nous permettre de rebâtir une société plus juste et plus vivable. Et surtout de mieux appréhender un autre grand danger : le dérèglement climatique, estime l’écrivain et cinéaste Cyril Dion.

Depuis que la majorité d’entre nous est confinée, les réseaux sociaux crépitent, appelant à faire de cette pause forcée un moment de réflexion collective sur ce que sera l’après-coronavirus.

Emmanuel Macron lui-même s’est risqué, dans son allocution télévisée le 12 mars, à affirmer qu’« il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour ». Oui, il y aura beaucoup de leçons à tirer : l’impréparation de nos pays qui ont ignoré les alertes de nombreux scientifiques sur la résurgence probable d’un syndrome de type SRAS, l’abandon de systèmes de santé qui crient, de longue date, leur manque de moyens, la prime à la rentabilité sur la santé…

Mais tirer les leçons de cette crise peut aussi nous aider à préparer l’après, à construire une société plus juste, plus résiliente, plus soutenable. Particulièrement en anticipant un autre danger : le dérèglement climatique couplé à la sixième extinction de masse des espèces. Car le chaos que nous vivons n’est sans doute rien en comparaison de ce que nous pourrions traverser, livrés aux conséquences du péril climatique…
Des « points de bascule »

Les dernières estimations des plus grands laboratoires français de climatologie sont terrifiantes. Elles prévoient une augmentation de la température de 2 °C en 2040 et, si nous continuons à vivre comme aujourd’hui, de 7 °C en 2100. Dans ce monde à + 7 °C, les étés caniculaires seraient la norme, des villes comme La Rochelle, Calais, Arles, Le Havre, Dunkerque seraient partiellement sous les eaux.

Les rendements agricoles pourraient avoir chuté de 70 %, créant des émeutes de la faim, la forêt amazonienne se transformerait en savane, des pays entiers deviendraient inhabitables, propulsant des centaines de millions de réfugiés sur les routes, l’eau viendrait à manquer, de nouveaux virus feraient certainement leur apparition… Virus – particulièrement les zoonoses comme le Covid-19 – dont la propagation pourrait être accélérée par la déforestation, l’élevage intensif et la destruction de la biodiversité. Lorsqu’on mesure la panique et les déstabilisations que le nouveau coronavirus a créées, il ne faut pas être devin pour imaginer ce qu’il adviendrait de l’économie mondiale.

Evidemment, diront les plus sceptiques, mais nous trouverons d’ici là des solutions. Peut-être, mais de nombreux chercheurs nous alertent sur le fait que les écosystèmes ne fonctionnent pas de façon linéaire et qu’il existe ce qu’ils appellent des « points de bascule » qui, une fois franchis, provoquent des réactions en chaîne accélérant les phénomènes jusqu’à un emballement potentiellement incontrôlable.

+ 2 °C est un point de bascule, comme le décrivait l’étude de 2018 dite de « la planète étuve ». Même s’il faut, comme dans toute hypothèse scientifique, garder une certaine prudence, la raison nous commanderait de prendre toutes les précautions nécessaires. Car, si nous le franchissons dès 2040, le temps presse.

L’ère de la sobriété ?

Le dérèglement climatique et la disparition massive de la biodiversité ont une origine commune : nous vivons au-dessus de nos moyens. Pour ne parler que de la France, nous dépensons notre budget annuel de carbone – ce que nous pouvons émettre sans risquer de déséquilibrer le climat – en deux mois. Nous épuiserions notre budget de ressources naturelles – ce que nous pouvons prélever sans épuiser le stock – en six. Et je ne parle pas des Américains, des Chinois, des Anglais ou des Australiens. Nous avons besoin de rééquilibrer notre budget et décélérer.

L’épidémie due au coronavirus nous en offre une saisissante démonstration. Les émissions chinoises auraient baissé de 25 % en février, comparativement à 2019. Celles de l’Italie suivent le même chemin. La pollution de l’air a été réduite de façon si radicale qu’un chercheur de l’université de Stanford n’a pas hésité à affirmer que « la réduction de la pollution en Chine a probablement sauvé vingt fois plus de vies que celles qui ont été perdues en raison du virus » (même si cette affirmation serait à relativiser lorsque nous connaîtrons le véritable nombre de morts…).

Du côté de la vie sauvage, il en va de même. Des dauphins ont été filmés dans les canaux de Venise, des sangliers dans les rues de Rome, l’ensemble de la faune chinoise, française, italienne, espagnole… est pour la première fois depuis des décennies (peut-être même des siècles) préservé des collisions avec les voitures, de la présence prédatrice des humains…

En nous confinant, en faisant s’effondrer la croissance, le produit intérieur brut (PIB), les cours de la Bourse, nous sauvons le climat et la biodiversité. A quel prix ? Combien de faillites, de chômeurs, de morts liés à une récession mondiale que les Etats tentent de juguler en creusant leurs déficits et en débloquant des sommes considérables qui, en temps normal, sont supposées ne pas être disponibles pour les urgences climatiques ou les déboires des hôpitaux publics. Passons. Car c’est justement le nœud du problème : comment choisir de ralentir plutôt que de subir l’effondrement.

Se préparer aux chocs

Nous le constatons, avec dépit, nos sociétés ultramondialisées, spécialisées, sont fragilisées lorsqu’elles sont entravées dans leur mécanique d’échanges effrénés. Chaque mois de confinement « coûte » trois points de PIB à la France.

En quinze jours, dix millions d’Américains se sont inscrits à l’assurance-chômage. Nos sociétés dépendent dangereusement de la croissance, du cycle ininterrompu de production-consommation et des approvisionnements qui viennent du monde entier.

Face aux menaces climatiques, de nombreux collectifs écologistes appellent depuis des années à préparer nos territoires aux chocs qu’ils pourraient subir. Comment ?

D’abord en relocalisant une partie de notre alimentation. Chaque territoire devrait pouvoir assurer une part essentielle de la production de nourriture de ses habitants, tout en continuant à échanger une autre part, comme l’évoquait un rapport produit pour le groupe Vert du Parlement européen, par l’Institut Momentum et Pablo Servigne.

Ensuite en renforçant l’indépendance énergétique des pays et des territoires avec des énergies renouvelables. Nous sommes aujourd’hui dépendants d’un approvisionnement de pétrole, de gaz, de charbon, d’uranium et de métaux rares (pour le numérique, le solaire et l’éolien…) permettant le bon fonctionnement énergétique de nos sociétés. Etre capable d’assurer un minimum de l’énergie que nous consommons localement sera sans doute vital à l’avenir en cas de défaillance des réseaux.

Relocaliser

En sécurisant nos approvisionnements en eau. Ce qui signifie à la fois économiser (notamment dans l’agriculture), plus intelligemment récupérer les eaux de pluie dans les bâtiments, adjoindre aux centrales industrielles d’épuration des systèmes locaux de phytoépuration, protéger les nappes phréatiques des contaminations aux pesticides…

En préparant nos territoires à des circonstances extrêmes : végétaliser pour climatiser les villes soumises à des étés caniculaires, cesser d’artificialiser et laisser de larges parts de nos territoires absorber les précipitations, abriter la vie sauvage et les pollinisateurs dont l’agriculture a besoin…

Enfin, relocaliser une part de notre économie. Il est imprudent d’abandonner des pans entiers de nos économies, indispensables à nos vies quotidiennes, à des logiques de marché et à des entreprises multinationales dont nous ne pouvons maîtriser les choix.

Nous avons besoin d’une multitude d’entrepreneurs locaux et indépendants, d’agriculteurs, d’artisans, de PME qui répondent aux besoins essentiels de chaque territoire. Et, bonne nouvelle, plusieurs études américaines montrent que ce type d’économie locale diversifiée crée plus d’emplois et répartit plus équitablement les richesses.

Inventer un autre monde

Nous redécouvrons avec fracas que nous faisons intégralement partie d’un écosystème plus vaste, sur lequel l’économie, la technologie n’ont pas toujours de prise. Et c’est sans doute sur cette base que nous avons besoin de construire. Comment limiter notre prélèvement de ressources naturelles à leur capacité de renouvellement ? Comment construire des sociétés qui intègrent le reste des êtres vivants sur la planète comme des sujets et plus comme des objets ? Comment répartir les richesses de façon à permettre à chacun une vie digne et épanouissante ?

Depuis des années, des milliers de personnes expérimentent des idées qu’il nous appartiendra d’examiner : permaculture, revenu universel, villes zéro déchet, économie symbiotique, inscription de droits pour la nature, biomimétisme, réensauvagement de territoires, nouveaux indicateurs qui remplaceraient le PIB par la santé des enfants, démocratie délibérative, entreprises libérées…

Ces expériences sont non seulement passionnantes mais elles ont bien souvent fait la preuve de leur efficacité, tout en rendant ceux qui les portent plus heureux. Car il ne s’agit pas seulement de nous protéger d’une sorte d’apocalypse, mais, pour une fois, d’imaginer le monde dans lequel nous voudrions vraiment vivre. Et de s’y mettre.

Voilà la question la plus importante : comment y parvenir ? Engager une rupture collective avec notre modèle de société suppose un consensus sur les causes et un autre sur les remèdes.

Nos démocraties en danger

Pour cela, nous avons plus que jamais besoin d’espaces démocratiques dans lesquels délibérer. Internet en est un. Mais d’autres sont nécessaires, donnant lieu à des transformations structurelles et pas seulement culturelles.

Pourquoi délibérer ? D’abord parce que, si les chiffres décrivant les causes (le dépassement de tous nos budgets) sont difficilement discutables, les remèdes sont ardemment discutés.

De nombreuses voix s’élèvent pour expliquer que nous pourrions résoudre le problème écologique sans ralentir, mais en découplant seulement la croissance et la consommation de matière. En faisant de la croissance « verte », du développement durable. Une version un peu plus écologique de notre modèle actuel.

C’est une position qui me paraît difficilement tenable au regard des faits mais qui s’exprime toujours largement. Et tant que nous ne l’aurons pas tranchée, nous n’agirons pas de concert.

Ensuite parce que la crise climatique peut gravement mettre en danger nos démocraties.
Nous voyons, en cet épisode particulier de pandémie, que nous sommes prêts à accepter de restreindre massivement nos libertés lorsque notre sécurité – et parfois même notre survie – est en jeu. Mais nous acceptons aussi de le faire, parce que nous savons que cette situation est temporaire.

Se libérer des lobbys

Or, face au dérèglement climatique, les mesures à prendre, si nous dépassons les seuils fatidiques, ne seront en aucun cas transitoires, elles seront permanentes. Voulons-nous qu’elles nous soient imposées de façon autoritaire par la force tragique des événements ou voulons-nous anticiper et choisir démocratiquement comment nous voulons décélérer ?

Par démocratiquement, j’entends collectivement, mais également libérés des lobbys qui dépensent des quantités faramineuses de temps, d’argent et d’énergie pour empêcher ces changements. L’exemple le plus illustre et le plus documenté étant désormais les milliards investis par Exxon pour financer des études semant délibérément le doute sur la réalité du changement climatique, mais il est loin d’être isolé.

Délibérer, c’est notamment ce que tente de faire la convention citoyenne pour le climat, qui réunit depuis plusieurs mois cent cinquante citoyens tirés au sort, représentatifs de toute la France, pour élaborer des mesures permettant de réduire d’au moins 40 % (en réalité, il faudrait plutôt les réduire de 50 % à 65 %) nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, dans un esprit de justice sociale.

Lorsque les cent cinquante rendront leurs propositions, Emmanuel Macron s’est engagé à les transmettre sans filtre au Parlement et à les soumettre à référendum. Et il est indispensable qu’il le fasse car c’est la quadrature du cercle : la délibération à l’échelle du pays. C’est une opportunité que nous pouvons saisir pour commencer le travail tous ensemble.

Equité, réalisme, désirabilité

La réussite de ces délibérations collectives (qu’elles se tiennent à cent cinquante dans la convention citoyenne ou à plusieurs millions lors de référendums) nécessite à mon sens trois conditions.

D’abord, l’équité. Personne ne consentira à changer son mode de vie si les plus riches (qui sont responsables de la majorité des émissions et sont les premiers à devoir décroître) ne donnent pas l’exemple, si les pollueurs ne sont pas en première ligne, si la redistribution des richesses n’aide pas à construire un monde où l’essentiel est assuré à chacun, plutôt que le superflu accumulé par une petite minorité.

Ensuite, le réalisme économique. Comment pouvons-nous ralentir sans que tout s’effondre ? Sur ce plan, les travaux d’économistes comme Eloi Laurent, Tim Jackson, Aurélie Piet (entre autres) sont précieux. C’est à cela que devraient s’atteler tous les chercheurs en économie du monde entier.

Enfin, la désirabilité. Nous avons besoin d’un récit, d’un horizon, d’une vision. Comment vivrions-nous ? Serait-ce moins bien ou mieux ? La question que nous pourrions peut-être nous poser est : qu’avons-nous à y perdre ? Dans cette période où notre vie se réduit à l’essentiel, que nous manque-t-il ? Qu’est-ce qui compte vraiment pour nous ? Peut-être de savoir que nous pourrons tous vivre libres, dignes, en bonne santé, sur une planète vivante, près de ceux que nous aimons…

Et je crois que c’est le projet auquel nous devrions nous atteler. Il est, plus que jamais, hautement politique.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 13 avril 2020, 13:47

... tout à fais d'accord ; JE commence et je n'attends pas que les autres fassent. La majorité ne suivra que la masse !

Tout est dit ; les sujets (l'ensemble des sujets de vie en commun ... les uns avec les autres) sont politique.
C'est en faisant de la politique que tu peux changer les choses. Faut faire de la politique ... à tous les niveaux.

Mais depuis 50 ans, dans toutes les familles de France tu entends la phrase suivant, les dimanche autour de la table rassemblant la famille ;
"pas de politique à table ; on va s'engueuler".

Nous sommes formés à penser que la politique est comme la réligion ; une chose personnelle et qui doit rester dans la sphère privée.
C'est là, l'erreur ;
LA VIE est politique ... parce que tu vis avec et au milieu de tes semblables qui sont TOUS DIFFERENTS de toi ... et donc, TOUS EGAUX A TOI.
Et si tu penses que la politique est de se tourner vers toi et tes PB ... c'est le début de la dictature.
Construisons un monde politique ... dans le sens initial du terme ; l'auto gestion des biens de tous pour tous !
"Tierra y Liberta" ! (c'est de la politique !)
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merci

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar ombrelame » 16 avril 2020, 18:51

Sans critique aucune, juste par curiosité:
Les rendements agricoles pourraient avoir chuté de 70 %, créant des émeutes de la faim, la forêt amazonienne se transformerait en savane, des pays entiers deviendraient inhabitables, propulsant des centaines de millions de réfugiés sur les routes, l’eau viendrait à manquer, de nouveaux virus feraient certainement leur apparition… Virus – particulièrement les zoonoses comme le Covid-19 – dont la propagation pourrait être accélérée par la déforestation, l’élevage intensif et la destruction de la biodiversité.

J'ai du mal à saisir les liens de causes à effets... Autant la déforestation j'entraperçois des raisons (animaux sédentaires et porteurs sains qui sont appelés à se déplacer et donc peuvent véhiculer un virus...) autant les 2 derniers points...

Pour moi (peut être avec mon manque de connaissances sur le sujet des virus et je veux bien être éclairé du coup), on dirait une partie de pyramide...
VIRUS -> élevage intensif :?:
destruction biodiversité -> VIRUS :?:
:sm0003:

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 16 avril 2020, 19:44

Ce que l'on essai de faire comprendre, c'est que la planète et l'écologie sont intrinsèquement imbriquées ; l'écologie doit être planétaire ou elle ne sera pas ! L'effet papillon ... "un battement d'ailes d'un papillon à Tokyo, peut être à l'origine d'une tempête de l'autre côté du monde."

Tout est lié.
NOTRE planète est un système fragile et complexe et si une variable est modifiée ... c'est l'ensemble qui se modifiera.

Nous sommes les seuls mammifères à pouvoir connaitre le passé de la planète. On sait que les changements importants se sont déjà produits et ont modifiés RADICALEMENT la vie de l'époque. Par exemple, le Sahara était une savane avec des arbres (on en trouve encore des pétrifiés sous forme de pierres ^^).
Par contre, l'échelle de la nature est inconcevable pour nous, "petits humains". Elle est plus longue. Certaines modifications profondes ne pourront être vus par notre génération. Je ne veux pas être alarmiste ou catastrophique, mais ces changements sont déjà en marche.
Etes-vous au courant de la disparition de 30% des oiseaux en France ? Plus encore des insectes ? Et ça, c'est récent.

Le rapport aux virus est simple ; les virus sont raciaux. C-a-d que la majorité des virus d'une espèce ne passent pas dans une autre espèces ... sauf certains. Le sida, l'ébola, le H1N1, le sras (celui de 2004) et maintenant le Covid-19 sont TOUS des virus d'animaux à l'origine ... qui sont passés dans l'espèce humaine. Pourquoi ? Parce que les humains prennent de plus ne plus d'espace vital de ces animaux. Ils les côtoient et les exploitent ... ils les exploitent en les mangeant. A force de mutations, d'adaptations, ces virus "animaux" deviennent des virus pour humains.
Et les humains s'éloignent les uns des autres, s'enferment, se soignent et continuent à se penser plus forts que la nature et que la planète.
Cette dernière a déjà vécu 4 (ou 5, je ne sais plus) extinctions de masse ; c-a-d l'extinction d'une espèce qui dominait la planète de l'époque (l'extinction des dinosaures est la dernière qui s'est produite). La planète est encore là. La nature aussi ...

Nous sommes la première espèce qui sait ce qu'il s'est déjà passé, qui peut imaginer ce qui va se produire et qui peut changer pour éviter que la planète se modifie au point de plus nous supporter et de recommencer une nouvelle histoire avec une nouvelle espèce (je pari sur celle des abeilles ^^). Faut VRAIMENT en prendre conscience ; pas pour nous. Peut être pour nos enfants (Dorian ... regarde bien vos "2 mini-vous" et souviens toi de mes mots, stp) mais surement pour les générations suivantes.
Un simple achat sur internet a des conséquences sur la planète, sachez le (et que dire d'une vidéo porno ^^).

Et pour finir, voila ma pensée profonde :
Plus le temps passe, plus je suis convaincu que ce que j'ai surnommé la "Théorie Wachowski-enne" est vraie !
Ce Covid-19 est un anticorps planétaire contre le virus que l'humanité est devenue pour la planète. Suite aux échecs des précédents, la planète semble avoir trouvé un moyen de lutte contre nous ! Mais ce n'est que mon avis. Et .........
"Le Poulpe à surtout un avis et un avis sur tout !"
(Avez vous vus les effets de la réduction de l'activité humaine sur la planète et l'environnement : baisse de la pollution, baisse du niveau de CO2, eaux cristallines, animaux qui s'aventurent à nouveau dans les centres ville ... un cerf à Muret, des Puma en Argentine, etc ....... et seulement en 2 mois)



Aller ... bonnes réflexions ; ce temps libre devrait vous permettre de penser, de lire, de s'informer, d'affuter votre esprit critique et de savoir ... pour tous ceux qui ne bossent pas !
Chuis de tout coeur avec les autres !

merci.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar ombrelame » 17 avril 2020, 10:18

La prise de conscience, je l'ai ne t'inquiète pas.
C'était vraiment par curiosité et méconnaissance que je demandais des précisions sur le sujet.

J'ai trouvé cet article sur le lien entre élevage intensif / virus:
https://www.viande.info/elevage-viande-sante-maladies
En espérant que cela puisse aider d'autres que moi à s'instruire sur le sujet ;)

le_poulpe a écrit :Aller ... bonnes réflexions ; ce temps libre devrait vous permettre de penser, de lire, de s'informer, d'affuter votre esprit critique et de savoir ... pour tous ceux qui ne bossent pas !
Chuis de tout coeur avec les autres !

merci.

J

Je réponds sur ma pause du matin ^^
*retourne bosser*

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar yoman » 17 avril 2020, 12:41

le_poulpe a écrit :Et pour finir, voila ma pensée profonde :
Plus le temps passe, plus je suis convaincu que ce que j'ai surnommé la "Théorie Wachowski-enne" est vraie !
Ce Covid-19 est un anticorps planétaire contre le virus que l'humanité est devenue pour la planète. Suite aux échecs des précédents, la planète semble avoir trouvé un moyen de lutte contre nous ! Mais ce n'est que mon avis. Et .........
"Le Poulpe à surtout un avis et un avis sur tout !"
(Avez vous vus les effets de la réduction de l'activité humaine sur la planète et l'environnement : baisse de la pollution, baisse du niveau de CO2, eaux cristallines, animaux qui s'aventurent à nouveau dans les centres ville ... un cerf à Muret, des Puma en Argentine, etc ....... et seulement en 2 mois)


Je ne crois pas que la Nature fasse des plans Jé, mais au finish ça revient au même.

Perso, je rumine pas mal durant ce confinement, et clairement je n'ai pas envie de revoir le monde d'avant après: inégal, débile et nombriliste.

On verra bien.
L'Honneur, c'est ce que l'on ne peut vous prendre et ce que l'on ne vous donnera jamais...

Comment savoir que tu en as?

Ne t’inquiètes pas de cela. Cela grandit en toi, et cela te parle. Tout ce que tu as à faire c'est d'écouter.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 17 avril 2020, 19:03

Kamarad ... enfin !

bien sur que non que la planète ne fait pas des plans. Elle n'a pas l'esprit de vengeance non plus. Les écosystèmes se défendent, c'est tout.
A force de faire n'importe quoi, les conséquences sont comme les factures ; faut les payer.
Mais en à peine 2 mois de ralentissement de l'activité humaine, la nature va mieux et c'est visible à l'oeil nu !
C'est pas pour autant qu'on est tous en train de crever ... de faim ou d'être en train de retourner vivre à l'age de pierres. Prenons conscience que (peut être) le système dans lequel on vit n'est ni bon pour la nature, ni pour nous (et là ... c'est la rentabilité de la santé que je vise ^^).

Et pour le monde d'après ... faut faire pour qu'il ne revienne pas !
Amazon et autres livreurs en tout genres sont en train de faire des bénéfices énoooooormes :
50% de la population mondiale confiné et tous sur ordis et smartphones pour tout commander à distance.
Merde !





merci.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar yoman » 17 avril 2020, 20:48

Tu prêches à un convaincu pour moi Jé.

Tu parles d'Amazon alors ça c'est un début bien sur mais c'est déjà ça:

https://www.numerama.com/business/61799 ... ement.html
L'Honneur, c'est ce que l'on ne peut vous prendre et ce que l'on ne vous donnera jamais...

Comment savoir que tu en as?

Ne t’inquiètes pas de cela. Cela grandit en toi, et cela te parle. Tout ce que tu as à faire c'est d'écouter.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Niemal » 19 avril 2020, 15:28

ombrelame a écrit :C'était vraiment par curiosité et méconnaissance que je demandais des précisions sur le sujet.

Pour ceux qui préfèrent une petite vidéo à un article, je vous propose ceci pour apporter des éléments de réponse :
https://www.lemonde.fr/planete/video/20 ... _3244.html

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar ombrelame » 19 avril 2020, 16:32

Niemal a écrit :
ombrelame a écrit :C'était vraiment par curiosité et méconnaissance que je demandais des précisions sur le sujet.

Pour ceux qui préfèrent une petite vidéo à un article, je vous propose ceci pour apporter des éléments de réponse :
https://www.lemonde.fr/planete/video/20 ... _3244.html

Merci pour le partage. Très intéressante cette vidéo.

"... et qu'il s'agit d'un coût caché du développement économique humain" :sm0085:

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 20 avril 2020, 19:37

tout se confirme !
ça me conforte dans mes opinions ... et même si je ne suis qu'un infime grain de sable dans une plage immense, ça m'encourage à continuer ce que je faisais. Agir me permet de mieux dormir la nuit !
si seulement y avait un mouvement global ^^
"La force du peuple, c'est son nombre. Sa faiblesse, ce sont ses divisions !"


aller ... bonne continuation et bons changements ! lol


merci.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 23 avril 2020, 07:55

Le monde de demain serait-il déjà là ?

Bon, ben pour polémiquer un peu plus … Pour engendrer un peu plus de réflexions … je vous provoque ;

Avez-vous vus les files de voitures pour aller aux McDrive des McDo de la région parisienne ?
En me "jouant Cassandre", le déconfinement risque être une foire d’empoigne ^^

Avez-vous remarqué l’augmentation des prix de TOUS les fruits et légumes ?
Observez … c’est en ce moment dans vos étals ! Les fruits et légumes sont français à cause d'un manque d'importations.
Acceptez-vous cette hausse ? C’est un moyen de voir si les relocalisations seront possibles … si la consommation en circuit court, qui engendre un cout plus élevé sera possible.
POSSIBLE grâce à NOTRE consommation !
Consommons … consommons … c’est nos pratiques qui façonneront notre monde que nous voulons demain.

Et les assureurs ? Ils ne veulent pas prendre en charge la perte d’exploitation des petits entrepreneurs qui ont été obligés de fermer pour le confinement (restaurateurs et autres). Leur argument est que la pandémie n’est pas un risque dont les contrats font mention !
Ben ouais … y en a jamais eu ! Merci pour la solidarité.
ON devrait exiger que l’Etat propose une assurance minimale à tous et obligatoire. Assurance qui ne permet qu’une remise en état des biens perdus. Pas plus. Et les assureurs privés devront être en concurrence avec ça en proposant mieux, parce qu’ils ne seront plus obligatoires !
Et si on faisait pareil avec les mutuelles devenues obligatoires et étrangement plus chères depuis (même si le calcul réel est plus complexe).

Et le pétrole ;
J’ai eu l’agréable surprise d’avoir fait 9 euros d’économie sur mon plein de gasoil ! Ben ouais ; 50% de la population qui ne bouge pas, moins de consommation d’essences, donc les prix baissent (même chez nous). Et bien je viens d’apprendre qu’il ne faut pas que ça dure ! Comme les exploitants des fameux « barils » sont aussi des boursicoteurs, des fonds de pensions et assureurs, etc … donc, cette baisse de ressources sur le pétrole, les mettent dans des situations financières plus difficiles. Ils vont devoir compenser les pertes sur d’autres points !
Une fois de plus, quand le peuple gagne (un peu) grâce à la mondialisation, c’est en perdant sur autre chose. Quand comprendrons-nous que l’esclavage moderne existe encore ?
NOUS sommes les esclaves des profits des entreprises. Les peuples ne gagneront JAMAIS RIEN de ce système. C’est de la féodalité financière !

Que la révolution libertaire arrive !
ob_9ad755_anarchie 2.jpg



Après cet instant de provocation.
J’vous souhaite une belle journée.

Merci

J
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shaman
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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar shaman » 27 avril 2020, 11:09

Je suis assez d'accord avec ce que tu as dis le Jé mais...
Hélas pas grand chose ne changera à mon avis !
Les gens vont reprendre leurs voitures pour aller travailler d'avantage...
Les centres commerciaux vont être autant bondés.
Des espèces vont continuer à disparaitre.

Les plus riches vont continuer à être aussi riche, les joueurs de foot à toucher leurs millions etc...

Il faudra alors un virus avec une pandémie plus forte ou seul les plus fort survivront et la peut être que l'homme en prendra vraiment conscience...
Mais cela engendrera des millions de morts :(

Bref j'espère juste pouvoir embrasser mes amis, familles, de retourner boire une bière dans un pub rempli de gens, d'assister à des concerts, visiter des musées, bronzer sur la plage comme avant !

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 27 avril 2020, 19:16

bon ben ok : on est tout les deux d'accord et on voit (ou imagine, ou regrette) le même avenir.

bon, pour continuer à être un "agitateur social et culturel" ...
le MEDEF, par l'intermédiaire de son président, désire un "moratoire sur les règles et les lois pour le développement de l'écologiste".
ce confinement à eu un effet bénéfique sur la nature ... et un effet négatif sur l'économie (ou plutot, sur l'économie d'hier ... celle de demain, on est peu à y penser, à l'imaginer et à y réfléchir).
Donc ... en "jouant Cassandre", JAMAIS l'écologie n'aura droit de citer auprès des grands décideurs qui ne voient qu'une chose ... l'ECONOMIE et les PROFITS !
profitez de cette "bulle écologique et de la slow life" que le confinement nous propose (ou impose, suivant les regards portés) !
je vous laisse le lien : https://www.liberation.fr/france/2020/0 ... ng_1786188

demain sera comme hier ... désolé pour les optimistes :(

arton35131-d981e.jpg
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merci

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar yoman » 28 avril 2020, 10:06

shaman a écrit :Je suis assez d'accord avec ce que tu as dis le Jé mais...
Hélas pas grand chose ne changera à mon avis !
Les gens vont reprendre leurs voitures pour aller travailler d'avantage...
Les centres commerciaux vont être autant bondés.
Des espèces vont continuer à disparaitre.

Les plus riches vont continuer à être aussi riche, les joueurs de foot à toucher leurs millions etc...

Il faudra alors un virus avec une pandémie plus forte ou seul les plus fort survivront et la peut être que l'homme en prendra vraiment conscience...
Mais cela engendrera des millions de morts :(

Bref j'espère juste pouvoir embrasser mes amis, familles, de retourner boire une bière dans un pub rempli de gens, d'assister à des concerts, visiter des musées, bronzer sur la plage comme avant !


Je veux pas jouer moi aussi les cassandres mais même passe le 11 mai, ce ne sera pas retour à la normale. Le covid est là, et il sera la encore un bon moment. Pour le club, la question de réouverture ou pas avant septembre va se poser, ... ou pas car Leo Lagrange aura peut être déjà sa propre réponse. Je cause un peu dans ma famille avec des médecins, ils envisagent clairement une deuxième vague... Même si leo ne dit rien, est-ce qu'on y retournera de nous même au club avec les risques d'autant que dans cette histoire il n'y a pas que nous même dans la balance ... C'est une question claire?

Je suis peut être un gros utopiste/naïf mais pour moi la société dans laquelle nous vivons est bien la somme de nos actes individuels.

Nous ne sommes pas tous dotés pareils, mais concrètement où nous plaçons nous?

Au niveau du club, ça a des applications concrètes toute simples... nos achats jdr sont ils par exemple locaux... ou nourrissons nous la machine Amazon?

C'est peut être une considération débile mais... nos achats sont nos emplois... et nos vies.

Ce n'est qu'un point imaginable à ce niveau.

Plus loin ce n'est pas le gouvernement qui sauve des vies, fait tourner concrètement les choses au péril parfois de sa santé et celles de ses proches, ce sont des gens comme vous et moi...

C'est bien d'applaudir le monde, mais si on sort de cette période bien décidés à regarder faire les choses comme avant... alors oui là, on sera bien à mettre dans le même sac que ceux qui nous y ont mis.

J'espère qu'aucun de vous n'a eu à subir dans la période. Bon courage, et à bientôt,
L'Honneur, c'est ce que l'on ne peut vous prendre et ce que l'on ne vous donnera jamais...

Comment savoir que tu en as?

Ne t’inquiètes pas de cela. Cela grandit en toi, et cela te parle. Tout ce que tu as à faire c'est d'écouter.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 05 mai 2020, 20:02

A tous les optimistes ... je suis désolé pour vous ;
j'espère que vos déceptions ne seront pas à la hauteur de vos volontés de "changer le monde" ! ! !

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merci

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar le_poulpe » 06 mai 2020, 20:21

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Les poissons, ça ne va pas butiner dans les rizières

Message non lupar Niemal » 13 septembre 2020, 10:37

Le titre de ce post est la conclusion d'un excellent article du Monde intitulé Les néonicotinoïdes sont des substances trop efficaces et trop persistantes pour que leur usage puisse être contrôlé. Il est disponible à https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html mais juste pour les abonnés, c'est pourquoi je vous le recopie plus bas.

J'en parle aujourd'hui car je le trouve assez génial si on le décortique un peu. C'est un excellent article, assez bref, qui illustre bien la désinformation dont font preuve certains groupes, notre gouvernement actuel compris, et comment ils utilisent une chose simple pour brouiller le message des scientifiques : la différence entre effet direct et effets indirects, et la difficulté à prouver le danger de nouveaux pesticides. Les lois sur la nature, ce sont des choses trop sérieuses pour les confier à des technocrates et des banquiers - merci à Clemenceau pour cet emprunt ;)

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Certes, les abeilles ne butinent pas dans les champs de betteraves. Mais cet argument, utilisé comme élément de langage par le gouvernement, masque une réalité étayée par des centaines de travaux scientifiques récents.

Chronique. En mars 2016, lorsqu’elle plaidait pour l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes, l’actuelle ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, déclarait devant les députés : « Les études scientifiques s’empilent. Aujourd’hui, (…) on peut raconter ce qu’on veut, les néonicotinoïdes sont extrêmement dangereux, ils sont dangereux pour les abeilles, mais bien au-delà des abeilles, ils sont dangereux pour notre santé, ils sont dangereux pour notre environnement, ils contaminent les cours d’eau, ils contaminent la flore, y compris la flore sauvage. Ils restent dans les sols très longtemps. (…) Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. »

Promu par les milieux de l’agro-industrie, repris par le ministre de l’agriculture, répercuté par des journalistes et multiplié à l’infini sur les réseaux sociaux par des milliers de petites mains, un unique élément de langage est venu balayer tout cela. Nul ne l’ignore plus : « Une abeille, ça ne va pas butiner dans les champs de betteraves. » Il n’y aurait donc pas de raison de s’inquiéter de la remise en selle des néonicotinoïdes sur cette culture, qui doit être soumise dans les prochaines semaines à la représentation nationale.

Certes, les abeilles ne butinent pas dans les champs de betteraves. Mais la mise en majesté de cet argument masque une réalité étayée par des centaines de travaux récents, à laquelle faisait référence Mme Pompili en mars 2016 : les néonicotinoïdes sont des substances trop efficaces et trop persistantes pour que leur usage puisse être contrôlé. Et ce d’autant plus que leur solubilité dans l’eau leur offre une variété d’imprévisibles destins.

En novembre 2019, des chercheurs japonais l’ont illustré de manière si spectaculaire que leurs résultats, publiés dans Science, vont loin au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer jusqu’alors.

Doses homéopathiques

La limnologiste Masumi Yamamuro (université de Tokyo) et ses collègues se sont intéressés aux rendements d’une grande pêcherie d’eau douce du sud-ouest du Japon, dans la préfecture de Shimane. Le lac Shinji, septième plus grand lac de l’archipel, fournissait depuis des décennies une moyenne d’environ 280 tonnes annuelles de deux espèces commerciales fort prisées de la gastronomie nippone : le wakasagi (Hypomesus nipponensis) et l’anguille japonaise (Anguilla japonica).

En 1993, l’imidaclopride – le premier des « néonics », commercialisé par Bayer – fut autorisé en traitement de semences, sur le riz. Il fut d’abord utilisé à des doses homéopathiques. Selon les chiffres colligés par les chercheurs japonais, un peu moins d’une centaine de kilos d’imidaclopride furent utilisés en 1993 à l’échelle des 6 700 km2 de la préfecture de Shimane – c’est-à-dire presque rien. En tout cas presque rien comparé aux quelque 25 tonnes de néonics qui seront appliquées, dès 2021, sur plus de 450 000 hectares de betteraves à sucre françaises.

Mais, du fait de la connexion des rizières au réseau hydrographique local, une fraction indéterminée de ce presque rien s’est retrouvée dans le lac Shinji, qui s’étend sur près de 80 km2. L’analyse rétrospective de la qualité des eaux du lac a montré que cet apport pourtant minuscule d’imidaclopride (moins de 100 kilos de produit dilués dans plusieurs centaines de millions de mètres cubes d’eau) a suffi à anéantir presque instantanément les populations de zooplancton (arthropodes, insectes aquatiques, etc.) du lac.

Conséquence immédiate : l’effondrement abrupt des captures de toutes les espèces qui s’en nourrissent. En l’espace d’une seule année, les prises de wakasagi et d’anguilles se sont littéralement écroulées. Elles sont passées respectivement d’environ 240 tonnes à 22 tonnes par an et de 40 tonnes à 10 tonnes par an. Les néonics ayant continué à être utilisés sans relâche, ces deux espèces ne se sont jamais rétablies.

Enseignement épistémologique

Trois enseignements peuvent être tirés de ces travaux – qui n’ont fait l’objet d’aucun démenti depuis leur publication. Le premier est qu’une quantité négligeable de néonics appliquée à l’échelle d’un grand territoire peut avoir un effet catastrophique sur l’écologie, et donc l’économie, de toute une région – il serait intéressant de savoir ce qu’il est advenu des communautés de pêcheurs de la zone et de la manière dont elles ont surmonté ou non ce désastre. Le second enseignement est un corollaire immédiat du premier : aucune confiance ne peut être accordée aux systèmes d’évaluation réglementaire des risques environnementaux. Une faillite de cette magnitude est simplement impardonnable.

Enfin, et c’est sans doute le plus intéressant, le troisième enseignement est de nature épistémologique. L’effondrement du lac Shinji montre que des innovations techniques – les néonics en l’occurrence – peuvent avoir des effets négatifs qui, bien qu’énormes, peuvent demeurer longtemps sous le radar sans être documentés. L’absence de preuve, la difficulté ou l’impossibilité d’administrer la preuve sont, en creux, interprétées comme autant de preuves de l’absence d’effets délétères.

Entre 1993 et la publication de novembre 2019 dans Science, un quart de siècle s’est donc écoulé sans que le lien entre les problèmes des communautés de pêcheurs du lac Shinji et l’introduction d’un nouveau pesticide soit mis en évidence. Ce lien, d’ailleurs, aurait très bien pu ne jamais être mis en évidence – cela n’a tenu qu’à la volonté de quelques chercheurs de travailler sur le sujet.

Ainsi, pendant tout ce temps, si les pêcheurs du Shinji s’étaient plaints à leur ministre de tutelle des pratiques de leurs voisins riziculteurs, on leur aurait sans doute répondu avec assurance que leurs inquiétudes étaient infondées. C’est bien connu : « Les poissons, ça ne va pas butiner dans les rizières. »