Putain, le monde fout le camp ! ! !

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Pour ceux qui ont attrapé la "réfléchîte aigüe" cette maladie qui consiste à réflechir tout le temps sur tout, et en particulier sur des sujets intéressants...
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Etienne
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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Etienne » 09 décembre 2013, 22:22

Bah oui, 700 millions d'euros par an à l'échelle de l'état c'est rien et effectivement tout le monde s'en fous encore plus des forêts. Mais comptabilise les gens qui vont dans un inter-marché et ceux qui vont à un concert de musique classique/Jazz/Musée ect... Et tu vois clairement là où il y a de l'argent.

Niemal a écrit :Je ne détaillerai pas plus, mais je pense que tu ne peux comparer la culture avec l'exploitation d'une activité industrielle. Pour moi, un million d'euros par an pour 6 bateaux appartenant à un gros groupe qui n'en a pas besoin, c'est très réaliste et immoral. Il faudrait que ce soit plus pour que ce soit crédible ? Pas pour moi.


La question c'est est-ce que 1 million par an suffit à rendre rentable ce type de pêches ? combien ça coûte l'entretiens et le fonctionnement de cette dizaine de bateau ? On a pas les chiffres donc désolé de trouver ça suspect.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Niemal » 10 décembre 2013, 08:30

Etienne a écrit :La question c'est est-ce que 1 million par an suffit à rendre rentable ce type de pêches ? combien ça coûte l'entretiens et le fonctionnement de cette dizaine de bateau ? On a pas les chiffres donc désolé de trouver ça suspect.


Connaissant les aides européennes (j'en gère), je ne me pose même pas la question de l'entretien des bateaux et tout, car chaque mesure d'aide a ses spécificités et ce que tu prends en compte pour l'aide peut ne représenter qu'une partie des coûts d'exploitation (et pas forcément l'investissement) pour aider à arriver plus vite à l'équilibre. Mais même si le montant de l'aide peut paraître ridicule au regard du coût de construction d'un tel bateau, ce qui est le plus affligeant, à mon sens, est que l'aide profite - probablement via des tours de passe-passe comptable - à un grand groupe qui n'a pas besoin de ça. Pour comparer avec les aides aux exploitants forestiers que je gère, ils ne peuvent avoir d'aide si l'entreprise comporte dix équivalents temps-plein ou plus, c'est-à-dire les "micro-entreprises". On ne finance que les petits (la grande majorité), même si les "très petites entreprises" (moins de 20 employés) rament aussi et mériteraient d'être aidées... Et pour avoir leurs comptes entre les mains, je peux dire que même les plus gros ne roulent pas sur l'or. A tel point que les banques refusent souvent de leur prêter de l'argent pour financer leur investissement, ou alors uniquement à condition d'avoir une aide européenne.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Etienne » 10 décembre 2013, 14:45

C'est vrai, le plus gros scandale reste surtout écologique, le détournement d'argent publique d'un million d'euros par an est clairement pas du même ordre, surtout quand tu compares les subventions que reçoivent certaines entreprise de sécurité (vidéo surveillance ect...).

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Psychopat » 11 décembre 2013, 21:41

Si Intermarché à ce type de flotte et si elle fait se type de pêche c'est que forcément celà lui rapporte de l'argent... Ils font de la marge je ne m'en fait pas du tout pour eux. Je pense aux cons qui n'ont pas interdit ce type de pêche et je me dis que les lobbys ont eu le dernier mot (et les chiffres annoncés concernant la perte d'emploi si on interdisait ce genre de pêche me fait encore sourire...).
"Allez tous vous faire déchirer..."



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Saumon : c'est la fête... aux toxines

Message non lupar Niemal » 24 décembre 2013, 13:48

Je ne sais pas pourquoi (hem... ;) ), mais je ne peux m'empêcher de balancer un article sur l'alimentation aujourd'hui même. Rien d'original à cela, je ne fais que reprendre une démarche de la télé relayée par le Monde, d'où cet article est tiré. Ça s'appelle Alerte rouge sur le saumon et ça peut se lire à http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html. C'est un peu long mais très instructif pour qui veut savoir ce qui se tient dans son assiette, la France étant le principal importateur de saumon d'élevage. Et puis c'est intéressant de constater cette évolution : si rien n'a vraiment changé dans l'élevage de cette poubelle à toxines qu'est devenu le saumon, les autorités commencent à réagir et vont même jusqu'à recommander de ne pas en manger trop en raison des risques toxicologiques possibles. C'est pas beau, une langue de bois pareille ? Sûr qu'on pourrait y accrocher des guirlandes, tiens !

Mais bon, je vous laisse lire l'article (en copie plus bas, moins deux liens et la carte des producteurs dans le monde), qui est malheureusement un peu long. Malheureusement, car l'avant-dernier paragraphe vaut vraiment le détour, pour moi. Et même si ce n'est pas mentionné, c'est encore une fois un argument pour le bio. Et ne croyez pas que le poisson sauvage soit une échappatoire. Si vous faites des recherches, vous verrez qu'en plus des très nombreuses espèces dont les stocks s'effondrent un peu partout, la pollution des mers et océans est telle que vous mangez bien autre chose que du poisson dans vos assiettes, comme du plastique et diverses saloperies chimiques. Au bout du compte, que cela ne vous empêche pas de manger avec appétit, mais je trouve que c'est mieux de manger intelligemment, en sachant parfaitement ce qu'on ingère, et en assumant ses choix...

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Avis de gros temps dans les fjords norvégiens. La diffusion, début novembre, sur France 2, d'un reportage de l'émission « Envoyé spécial », mettant crûment en cause le saumon norvégien, a causé quelques remous du côté du cercle polaire. Même si l'attaque n'est pas nouvelle, le moment choisi, à quelques encablures de Noël, suscite le malaise chez les acteurs de ce marché.

Qualifié de « monde secret, opaque », le secteur de l'aquaculture n'était guère à son avantage dans le reportage de la chaîne publique. De même le saumon, considéré « comme la nourriture la plus toxique au monde ». Le journaliste avait, il est vrai, choisi comme guide, pour naviguer sur les eaux froides des fjords, un militant écologiste, Kurt Oddekalv, de l'association Green Warriors of Norway, en lutte contre l'aquaculture intensive.

Des images prises à distance depuis son bateau montrent des employés pulvérisant à grands jets des pesticides sur les bassins regorgeant de poissons. Puis des vues sous-marines dévoilent les fonds des fjords détruits par l'accumulation des excréments de poisson et les produits de traitement. Enfin, des chercheurs expliquent le cocktail de PCB, de dioxines ou autres substances toxiques, que le saumon, poisson gras, stocke. Et ce d'autant plus s'il est nourri avec des farines de petits poissons pêchés dans la Baltique, polluée.

SÉRIEUX DOUTES SUR LE POISSON D'ÉLEVAGE NORVÉGIEN

Ce voyage glaçant au pays du saumon n'a pas manqué de rallumer les craintes alimentaires des consommateurs français. Et de faire planer de sérieux doutes sur le poisson d'élevage norvégien. Ramon Mac Crohon, directeur général de Caviar Kaspia, célèbre maison de produits gourmets de la mer de la place de la Madeleine à Paris, le reconnaît aisément : « Depuis, nos clients nous posent de nombreuses questions sur le saumon norvégien. »

Pour répondre aux interrogations des clients, les vendeurs se sont vu remettre une feuille d'argumentaire élaborée par Norge, le centre des produits de la mer de Norvège. Cet organisme de promotion et de lobby financé par les industriels de l'aquaculture et de la pêche a, en effet, immédiatement mis en place des contre-feux. Campagnes de publicité pour vanter le savoir-faire des professionnels norvégiens. Communiqué publié sur son site Internet pour apporter des réponses aux différentes mises en cause. Mais aussi organisation d'un voyage de presse « transparence », auquel a justement participé une équipe de France 2, pour donner un autre son de cloche. Son reportage a été diffusé lors du journal de 20 heures, lundi 16 décembre.

Il est vrai que les enjeux sont d'importance pour la Norvège. L'aquaculture et la pêche représentent la deuxième source de revenus du pays après le pétrole. Elles pesaient, en 2012, 6,6 milliards d'euros. L'exportation de saumon représente, à elle seule, 3,8 milliards d'euros. En l'espace d'une trentaine d'années, la Norvège a participé à l'explosion de ce marché très lucratif. Quasi inexistant au début des années 1980, il a dépassé la barre de 2 million de tonnes de saumons produits dans des fermes aquacoles de par le monde. La Norvège en détient toujours près de 60 %.

Ce développement accéléré a donné naissance à des acteurs de taille industrielle. Le premier d'entre eux n'est autre que le leader mondial du saumon, Marine Harvest, qui se qualifie de « fournisseur de protéines ». Cette entreprise, peu connue du grand public, a pourtant contribué, même si elle s'en serait bien passée, à un événement, lui, très médiatisé : la récente révolte des « bonnets rouges ».

L'annonce de la fermeture de deux de ses sites de production en Bretagne, dont l'un près de Carhaix, a déclenché la colère de ses salariés, mais aussi de l'un des meneurs du mouvement, Christian Troadec, maire de la commune finistérienne. La fin programmée des deux usines, au printemps 2014, jugées moins productives que leurs homologues polonaises, devrait se traduire par 400 suppressions d'emplois.

Avec ses fermes en Norvège, en Ecosse, dans les îles Féroé, au Chili ou au Canada, Marine Harvest a affiché en 2012 un chiffre d'affaires de 15,569 milliards de couronnes norvégiennes (1,85 milliard d'euros). Il entraîne dans son sillage de nombreux concurrents norvégiens. A l'instar de son principal challenger, Leroy Seafood, mais aussi de Grieg Seafood, Norway Royal Salmon ou SalMar. L'aiguillon vient aussi des îles Féroé, avec Bakkafrost. Toutes ces sociétés sont cotées à la Bourse d'Oslo.

CE POISSON PLAÎT À TOUS

Tout en industrialisant la production de saumon, de l'écloserie à la découpe, les entreprises ont démocratisé sa consommation en nouant des liens forts avec la grande distribution. Il semble loin, le temps où le saumon fumé était un mets privilégié, réservé aux tables de fêtes.

En France, en particulier, cet aliment s'est totalement banalisé, grâce au rayon frais. Au point que l'Hexagone est désormais le premier client des fermes d'aquaculture norvégiennes. « Le saumon est devenu le produit aquatique le plus consommé par les Français », constate Dominique Defrance, délégué filière pêche et aquaculture à FranceAgriMer, qui explique : « C'est un produit qui a été très bien conditionné. Il est coupé, standardisé, facile à cuisiner et il n'a pas d'arêtes. »

Il est aussi facilement accessible, car présent dans la plupart des enseignes alimentaires, qu'il soit sous forme de darnes, de filets, de pavés, entier. Le saumon fumé n'échappe pas au mouvement. « Les ventes de saumon fumé sont passées de 6 000 à 20 000 tonnes en vingt ans et sont moins concentrées sur la période de Noël », affirme Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie.

Dans son étude consommateurs, FranceAgriMer le démontre. Ce poisson plaît à tous, au-delà des clivages, aux enfants comme aux adultes, aux ouvriers comme aux cadres, aux citadins comme aux campagnards. Difficile de trouver un tel consensus. « Dans nos études, quand nous demandons aux sondés par quoi ils pourraient le remplacer, ils évoquent un peu le cabillaud, mais surtout la volaille ou le porc », souligne M. Defrance.

PRODUCTION À L'ÉCHELLE INDUSTRIELLE

Et finalement, entre le poulet, le porc et le saumon, les similitudes ne manquent pas. Même si le saumon l'a fait avec un temps de retard, ces productions animales sont passées du stade artisanal à l'échelle industrielle. L'objectif : offrir une alimentation abondante à faible coût au plus grand nombre. Revers de la médaille : les problèmes sanitaires ou de pollution, causés par la concentration très forte des animaux dans un espace restreint, pèsent sur les élevages les plus intensifs.

Le Chili en a fait l'amère expérience. L'« autre pays du saumon », grand pourvoyeur du marché américain, même s'il pèse deux fois moins que son grand concurrent de l'hémisphère Nord, a traversé une crise sans précédent. Les premiers symptômes sont apparus en 2007. Dans les fjords chiliens, les poissons ont commencé à être touchés par des épidémies du virus AIS (anémie infectieuse du saumon). Ce virus, fatal et contagieux, qui avait déjà infecté d'autres zones d'élevage dans le monde, a progressivement décimé les cheptels. Au point que la production, divisée par trois, a touché le fond en 2010.

Depuis, les nasses se remplissent à nouveau. Et la production devrait même dépasser, en 2013, son niveau d'avant-crise. Il n'empêche, les stigmates n'ont pas encore disparu dans les comptes des entreprises chiliennes. Trois des principaux acteurs de ce marché, Australis, AquaChile et Camanchaca, sont toujours dans le rouge. A l'inverse, Multiexport Foods et Invermar commencent à sortir la tête de l'eau.

« Même si c'est un marché industriel, c'est un marché très difficile. Ce sont des produits biologiques, sujets aux maladies et aux aléas météorologiques. Si les eaux sont trop froides, la croissance des poissons ralentit. A l'inverse, en période estivale, la croissance est forte et les élevages arrivent dans les limites de densité autorisée. Il faut abattre sous peine d'amende », raconte François Perrone, directeur de marché chez Fish Pool, un marché à terme spécialisé, filiale de la Bourse d'Oslo, installé à Bergen.

Les aléas de production, alors que tous les voyants de consommation sont au vert, ont tendance à faire monter les prix. Ce fut le cas pendant la crise chilienne, puis les cours se sont détendus. Mais depuis la fin 2012, la tension est très forte. Les cours du marché à terme, Fish Pool, flambent. Le saumon de 3 kg à 6 kg, qui se négociait à près de 25 couronnes norvégiennes à l'automne 2012, frôle en décembre 2013 les 50 couronnes.

Cette poussée de fièvre est liée à une moins grande disponibilité de poissons au premier semestre 2013. En particulier en Norvège, où les eaux froides et la présence de poux de mer ont ralenti les croissances. « Il y a également une augmentation de la demande en Russie et dans les pays de l'Est, avec le développement des chaînes de supermarché », ajoute M. Perrone.

LES AUTORITÉS SANITAIRES CONSEILLENT LA MODÉRATION

Cette augmentation des cours satisfait les producteurs de saumon. Le bénéfice net de Marine Harvest, en forte hausse, atteint 146 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2013. Mais les industriels qui ne font que transformer le poisson, comme les fabricants de saumon fumé, en pâtissent.

Un certain nombre de PME françaises se sont ainsi retrouvées étranglées. La société Delpeyrat, filiale de la coopérative Maïsadour, connue pour ses foies gras, a profité de l'occasion pour se diversifier sur le marché du saumon. Elle a d'abord repris, fin 2012, la saumonerie Saint-Ferréol à Brioude (Haute-Loire), en liquidation. Puis elle s'est emparée, en septembre 2013, de Ledun Pêcheurs d'Islande à Cany-Barville (Seine-Maritime), également en liquidation. Delpeyrat a aussi souhaité se placer sur le marché du poisson frais, dont le saumon, la truite et la crevette, en mettant la main sur deux entités du norvégien Norway Seafoods, situées à Castets (Landes) et à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Delpeyrat se place ainsi en concurrence frontale avec son grand rival, Labeyrie, propriété de la coopérative Lur Berri. Ce dernier revendique la place de leader du marché français du saumon fumé, dont la valeur est estimée à 540 millions d'euros en 2012. Il en détient 25 %.

« Nous nous attendons à ce que le saumon soit encore plus cher en 2014 », pronostique Frédéric Oriol, directeur général de Delpeyrat, qui dit avoir réussi à faire passer une augmentation de prix de 15 % à 20 % sur ces produits cette année, grâce à la marque Delpeyrat.

Est-ce l'effet prix ? La mise en cause du saumon ? Ou une combinaison des deux ? En tout cas, les ventes de saumon flanchent en France depuis quelques mois. En novembre, selon les chiffres Kantar Worldpanel, elles ont chuté de 25 % en volume par rapport au même mois de 2012 pour le frais et de 10,8 % pour le fumé. Sur les onze premiers mois de 2013, les baisses respectives sont de 19 % et 6 %.

Car les autorités sanitaires conseillent désormais la modération. En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a publié son avis en juillet. « Nous recommandons de consommer du poisson deux fois par semaine et non plus “au moins” deux fois comme nous l'indiquions auparavant, dont une fois, pas plus, du poisson gras. Au-delà, les bénéfices nutritionnels, comme la prévention des risques cardiovasculaires, ne compensent pas les incertitudes sur les risques toxicologiques », affirme Jean-Luc Volatier, de la direction de l'évaluation des risques de l'Anses.

« Ce n'est pas l'aquaculture en général qui est en cause. C'est grâce à elle si le saumon sauvage existe encore. Mais le consommateur doit exiger des produits de qualité, moins gras, demander des comptes sur la manière dont les saumons sont élevés et nourris et être prêt à payer », conclut Patrick Martin, directeur du Conservatoire du saumon sauvage.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Etienne » 19 février 2014, 15:26

Un agriculteur condamné pour ne pas vouloir utilisé des insecticides... C'est juste hallucinant.
Je ne peux pas vous garantir que ces arguments scientifique sont fiable, et de plus, les pétitions ne servent généralement à rien du tout, mais malgré mes connaissances limité sur ce sujet je trouve ça totalement scandaleux, merde !
Enfin, stop quoi, ça suffit les conneries il serait temps qu'on arrête avec les décisions débiles de ce genre : déjà qu'on va dans le mur sur tout les niveaux, eh ben non ! c'est pas suffisant on veux en plus condamner ceux qui essaye de sortir par le haut de cette merde !

Enfin, regarder le lien, et vous vous ferez votre propre opinion.
http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Niemal » 19 février 2014, 16:47

Déjà signé sur le site de Cyber@cteurs (http://www.cyberacteurs.org/cyberaction ... p-701.html) fin novembre. J'ignorais qu'il avait relancé avec une vidéo, cela dit, mais l'information a déjà largement circulé dans les milieux écolo.

Hélas, l'impact des pesticides sur les insectes voire sur nous n'est plus vraiment à démontrer. Lisez donc http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... les&xtcr=3 ou http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html ou encore http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

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Des enfants de plus en plus durs à faire...

Message non lupar Niemal » 28 février 2014, 09:02

On parlait il y a peu de l'impact de la pollution et en particulier des pesticides sur les insectes mais aussi sur nous. Et bien en voici un exemple tout ce qu'il y a de plus direct : une étude de l'Inserm vient de quantifier la baisse de fécondité chez les hommes de France en l'espace de quelques années, en raison de facteurs environnementaux, sous-entendu les pesticides, cités tels quels. Vous pourrez en savoir plus en lisant l'article du Monde Les Français inégaux devant la baisse de la qualité du sperme (disponible à http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html). Pourquoi sont-ils inégaux ? Car les régions à fort caractère agricole, notamment Midi-Pyrénées, sont là où l'on constate le plus de problèmes...

Ces problèmes de fécondité étaient connus auparavant, mais là ils sont quantifiés, et ça fait peur : en 17 ans, la concentration du sperme en spermatozoïdes a baissé de près d'un tiers, et leur morphologie s'est également fortement dégradée (de 61 à 39 % de gamètes normaux). Et on s'étonnera de l'explosion des cas d'infertilité ! Infertilité qui touche en premier lieu les agriculteurs qu manipulent les pesticides, comme je l'avais je crois souligné dans de précédents messages. En tout cas, si ce n'est pas une raison supplémentaire de favoriser le bio, une fois de plus... En tout cas, je copie plus bas l'article susmentionné. Ça n'est pas très long, mais préférez aller sur la page du Monde, qui comprend deux cartes des régions les plus affectées.

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Quasiment aucune région française n'y échappe : la qualité du sperme décline. Une forte baisse de la concentration de spermatozoïdes – de près d'un tiers sur une période de seize ans – avait déjà été constatée au niveau national. Le phénomène a cette fois été analysé au niveau régional par une équipe réunissant des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), chargés de la base de données « Fivnat ».

Mise en ligne lundi 24 février sur le site de la revue Reproduction, leur étude met en évidence que la tendance n'épargne aucune région, mais souligne des disparités. L'Aquitaine et Midi-Pyrénées présentent un déclin plus marqué que la moyenne.

Pour les auteurs, ces résultats renforcent l'hypothèse d'un effet d'une exposition environnementale à des perturbateurs endocriniens. Ces deux régions ont en effet une forte vocation agricole et la population y est particulièrement exposée aux pesticides.

En décembre 2012, le docteur Joëlle Le Moal de l'InVS et ses collègues avaient publié dans Human Reproduction les résultats d'une étude de grande ampleur portant sur 26 000 hommes. Ils faisaient partie de couples ayant participé à un programme d'assistance médicale à la procréation (AMP) dans les 126 principaux centres de France métropolitaine, entre le 1er janvier 1989 et le 31 décembre 2005.

L'avantage de ce choix était de disposer pour chacun des participants de deux spermogrammes, ce qui renseignait sur la concentration en spermatozoïdes du sperme, sur leur morphologie (normale ou non) et leur motilité, soit leur aptitude à se déplacer. N'avaient été inclus que les hommes dont la partenaire était définitivement stérile. Les chercheurs justifiaient ce critère par le fait que les participants sélectionnés n'avaient a priori aucune raison d'avoir une qualité de sperme différente de celui de la population masculine générale.

L'étude avait montré « une diminution significative et continue de la concentration du sperme atteignant 32,2 % sur la période étudiée ». Pour un homme de 35 ans, la concentration moyenne passait de 73,6 millions de spermatozoïdes par millilitre (ml) de sperme en 1989 à 49,9 millions/ml en 2005. Fait notable, les auteurs constataient un déclin régulier d'en moyenne 1,9 % par an.

PAS D'INFLUENCE DE FACTEURS GÉNÉTIQUES

De même, le pourcentage de spermatozoïdes ayant une morphologie normale était passé de 60,9 % en 1985 à 39,2 % en 2005. Même si ces données restaient loin des niveaux où l'on commence à parler d'infertilité (en dessous de 20 millions/ml), elles n'en constituaient pas moins le marqueur d'une évolution défavorable.

Dans la nouvelle étude, « nous avons repris exactement le même échantillon et avons comparé la dynamique des tendances dans les 21 régions de France métropolitaine », explique le docteur Le Moal. L'influence de facteurs génétiques ne peut pas jouer fortement sur une période de seize ans, indique la chercheuse. L'explication relève donc plus vraisemblablement de facteurs environnementaux ou comportementaux.

« Le caractère ubiquitaire de la baisse est compatible avec l'effet de facteurs environnementaux à l'oeuvre sur tout le territoire », souligne le docteur Le Moal. Toutefois, certaines régions sortent du lot. L'Aquitaine présente une tendance linéaire plus prononcée à une diminution de la concentration en spermatozoïdes. Pour Midi-Pyrénées, qui avait la valeur moyenne la plus basse en 1989, la baisse s'est poursuivie et la région se situait toujours au dernier rang en 2005.

EVOLUTION POSITIVE EN FRANCHE-COMTÉ ET EN BRETAGNE

Ces deux régions présentaient également une tendance plus marquée que l'ensemble du territoire à une diminution du pourcentage de spermatozoïdes de morphologie normale. La Franche-Comté et la Bretagne ont connu au contraire une évolution positive.

Les populations des deux régions où l'étude met en lumière des évolutions négatives importantes n'ont pas de particularités physiques, notamment pour leur indice de masse corporelle. Ces territoires ne font pas non plus partie de ceux où les taux de consommation de tabac ou d'alcool sont les plus élevés. Les auteurs cherchent plutôt l'explication du côté des facteurs environnementaux.

Aquitaine comme Midi-Pyrénées sont fortement agricoles : l'Aquitaine est la première région française pour l'emploi dans ce secteur et la deuxième pour le nombre d'exploitations ; Midi-Pyrénées est la première région pour le nombre d'exploitations et la deuxième pour la surface cultivée, précisent les auteurs de l'étude.

Elles présentent une population importante susceptible d'être exposée à des produits tels que les pesticides, pouvant perturber le bon fonctionnement hormonal. Leurs activités viticoles « sont celles où l'on utilise le plus de pesticides proportionnellement à la surface agricole », précise Joëlle Le Moal.

« Il est très important de surveiller la qualité du sperme, car c'est un biomarqueur sensible aux expositions environnementales et corrélé à l'espérance de vie », insiste le docteur Le Moal. C'est l'objet du Réseau santé reproductive humaine et environnement général (dont l'acronyme en anglais est Hurgent), lancé en décembre 2013, par l'InVS, à l'échelon européen.

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Volailles et bactéries

Message non lupar Niemal » 10 mars 2014, 20:57

Plus on en apprend sur le monde de la viande, et plus on a de bonnes raisons de ne pas en consommer, ou alors avec modération et après un choix judicieux. C'est la réflexion qui m'est venue après la lecture du court article du Monde qui s'intitule Volailles : le test inquiétant de l'UFC-Que choisir et qui est disponible à http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html. Pour faire bref, sur une centaine d'échantillons, des analyses ont montré que plus du quart sont contaminés par diverses bactéries, dont certaines résistantes aux antibiotiques. C'est le résultat d'une mauvaise utilisation de ces mêmes antibiotiques dans les élevages - surtout intensifs - qui favorise l'apparition de résistances.

Bien sûr, ce n'est pas une enquête rigoureuse portant sur un très grand nombre d'échantillons. De plus, il serait intéressant de faire la même expérience sur d'autres produits animaux et végétaux. Il n'empêche que l'étude montre une chose inquiétante : de la même manière que certaines personnes attrapent à l'hôpital des bactéries qu'on ne sait pas soigner, on en trouve plus fréquemment qu'on ne le pense dans notre assiette... J'ajouterai, et ce n'est pas dans l'article mais de moi (lecture d'autres études) : le contact avec les matières plastiques (films, boîtes...) favorise beaucoup le développement des bactéries. Ne stockez pas trop longtemps vos volailles au frigo... A contrario, si vous le faites, essayez les plats ou boîtes en bois : les tanins du bois réduisent la quantité de bactéries. Valable aussi pour les planches à découper, pour lesquelles les études auxquelles je fais allusion ont été faites au départ, il y a longtemps.

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Après analyse d'une centaine d'échantillons de poulet et de dinde achetés en grande surface, sur les marchés ou en boucherie, l'UFC-Que choisir alerte sur la présence de bactéries résistantes à un ou plusieurs antibiotiques. Le test de l'association de consommateurs, publié lundi 10 mars, démontre que 26 échantillons sont contaminés et parmi eux, 61 % sont porteurs de bactéries résistantes à une ou plusieurs familles d'antibiotiques.

Pire : quelque 23 % peuvent survivre à des antibiotiques critiques, « c'est-à-dire les plus cruciaux utilisés en médecine humaine en dernier recours pour des pathologies graves ». Des résultats inquiétants qui conduisent l'association à enjoindre à la France de « renforcer » la réglementation sur ce sujet de santé publique.

RECOMMANDATIONS AU GOUVERNEMENT

L'UFC souligne que les volailles d'entrée de gamme « semblent plus impactées par l'antibiorésistance que les volailles biologiques », ce qui est logique puisque l'élevage bio encadre et limite strictement le recours aux antibiotiques. Les traitements allopathiques chimiques (y compris antibiotiques) ne sont possibles qu'en curatif et leur nombre est limité (de 1 à 3 par an selon la durée de vie de l'animal, hors traitements obligatoires et vaccins), selon la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB).

S'agissant des viandes Label rouge, « la résistance est moindre » mais lorsqu'elle est présente, « cela concerne les antibiotiques critiques, les plus forts ».

Face à ce constat, l'association de consommateurs demande au gouvernement français de « sacraliser » dans la loi l'engagement de réduction de 25 % de l'utilisation des antibiotiques dans les élevages. Et d'imposer un découplage strict entre la prescription et la délivrance, sachant qu'aujourd'hui bon nombre de vétérinaires prescrivent et vendent les traitements aux éleveurs.

Enfin, dans la cadre des négociations sur l'accord de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis (TTIP), l'Europe doit se positionner clairement contre tout allégement des normes européennes en matière de sécurité sanitaire, que ce soit sur l'antibiorésistance, les hormones de croissance ou la décontamination des carcasses à l'eau de Javel, demande encore l'UFC.

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Changement climatique : alerte rouge

Message non lupar Niemal » 01 avril 2014, 11:32

Des fuites avaient déjà permis de se faire une idée du contenu, mais j'attendais sa sortie pour en parler. Le 2e volet du 5e rapport du GIEC est enfin sorti officiellement. C'est ce que vous pouvez découvrir en lisant l'article du Monde intitulé Réchauffement climatique : nouveau rapport alarmant du GIEC, qu'on peut lire à http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html. Mais j'en fais une copie plus bas, bien qu'il y manquera quelques liens.

Que dire de ce 2e volume du 5e rapport du GIEC ? Rien de nouveau, en fait, on connaissait à peu près tout, mais l'accent est mis sur la certitude accrue que ce qui nous attend va faire mal. Et même va faire plus mal que prévu suite aux nouvelles études, en particulier concernant les mécanismes liés à l'océan profond. Autrement dit, d'un rapport à l'autre, les prévisions sont dépassées et les perspectives sont plus sombres et plus sûres. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut rien faire, tant pour réduire les futures émissions que pour se préparer aux changements inéluctables et rapides qu'on constate déjà. Mais cette transformation pose des risques bien réels à notre société. Ce qui d'ailleurs fait dire à la NASA (autre article que je ne cite pas) que la civilisation qu'on connaît a toutes les chances d'avoir disparu d'ici 2030, vu comme les choses évoluent. Historiquement, les changements de civilisation connus ne se sont jamais déroulés de manière tranquille et pacifique. Pas qu'il n'y ait pas eu ou qu'il n'y aura pas une première fois, mais ce serait une erreur de croire que ça va se faire tout seul...

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Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflit, etc. : le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), publié lundi 31 mars, recense les impacts déjà observables du changement climatique.

Selon ce texte du GIEC, résultat d'un immense travail de lecture et de compilation de douze mille publications scientifiques, le changement climatique a eu ces dernières décennies des impacts « sur tous les continents et dans les océans », essentiellement sur les systèmes naturels.

Dans de nombreuses régions, le changement dans les régimes de précipitations et la fonte des neiges et des glaciers ont modifié les systèmes hydrauliques, « affectant les ressources en eau en quantité et en qualité ».

Le changement climatique a également eu un impact plus « négatif » que positif sur la production alimentaire (blé et maïs). L'aire de répartition, le nombre d'individus ou les pratiques migratoires de nombreuses espèces marines et terrestres se sont modifiés.

Autant de constats qui poussent le GIEC à assombrir encore un peu plus ses perspectives sur les effets du réchauffement climatique au XXIe siècle. « La probabilité d'impacts graves, étendus et irréversibles s'accroît avec l'intensification du réchauffement climatique », avertit le GIEC.

Différents scénarios

Le GIEC parle de risques « élevés à très élevés » en cas de hausse moyenne des températures de 4° C par rapport à la période préindustrielle (« extinction substantielle d'espèces », « risques importants pour la sécurité alimentaire »), mais évoque des risques « considérables » dès un réchauffement de 1 à 2 °C.

Une augmentation d'environ 2 °C par rapport à la période préindustrielle pourrait entraîner une perte d'entre 0,2 et 2 % des revenus annuels mondiaux.

Les pays du Sud davantage exposés à l'insécurité alimentaire

« Tous les aspects de la sécurité alimentaire sont potentiellement affectés », affirme le texte, notamment l'accès aux ressources et la stabilité des prix, dans un contexte où la demande mondiale va augmenter.

D'ici à la fin du XXIe siècle, le GIEC prévoit une baisse globale des ressources des océans, quel que soit le niveau de réchauffement. Sur terre, la production de blé, maïs et riz devrait être affectée avec une hausse locale du thermomètre de 2 °C par rapport aux niveaux de la fin du XXe siècle, « même si certaines régions pourraient en tirer bénéfice ».

La carte des zones de pêche devrait être redessinée, avec des espèces marines plus nombreuses dans les latitudes moyennes et hautes, et en baisse autour des tropiques avec « de forts taux d'extinction au niveau local ».

La situation s'aggravera, selon le GIEC, après 2050, exposant davantage les pays d'Afrique et d'Amérique du Sud.

Moins d'eau disponible pour l'agriculture

Le GIEC craint une réduction « significative » des eaux de surface et souterraines dans la plupart des régions subtropicales sèches, avec des impacts attendus sur la qualité de ces eaux.

Le texte évoque des risques de pénuries en Afrique, en Asie et dans le sud de l'Australie, et parle d'une pression potentiellement accrue sur les ressources disponibles en Europe (particulièrement dans le sud du continent, qui devrait être soumis à une chaleur plus forte) et en Amérique du Nord.

Davantage de pauvreté

Le changement climatique va « ralentir la croissance économique, rendre plus difficile la réduction de la pauvreté (...) et [en] créer de nouvelles poches », notamment dans les villes, selon le rapport.

Plus de conflits et d'insécurité

Le GIEC table sur une augmentation des déplacements de population, et des « risques de conflit violent » avec « une aggravation des facteurs classiques que sont la pauvreté et les chocs économiques ». Risques de conflit entre Etats avec des rivalités autour de ressources plus rares, comme l'eau ou les stocks de poissons, ou de nouvelles opportunités générées par la fonte des glaces.

Inondations et érosion

Selon le GIEC, ces phénomènes vont de plus en plus affecter les zones côtières et les basses terres en raison de la hausse du niveau de la mer. « La population et les biens exposés vont significativement augmenter » à cause de la croissance démographique et de l'urbanisation.

Par ailleurs, la proportion de la population affectée par des crues majeures va augmenter. Le GIEC cite notamment les aires urbaines d'Europe, d'Asie et d'Amérique latine, où l'urbanisation massive augmente les risques d'inondations.

Problèmes sanitaires

Le GIEC s'attend à une augmentation des problèmes de santé dans de nombreuses régions, spécialement les pays en développement (accroissement des vagues de chaleur intense, mauvaise nutrition ou encore maladies liées à la contamination de l'eau ou de la nourriture).

Le texte évoque notamment pour l'Afrique une modification de la géographie des maladies dues aux changements du régime des pluies et des températures.

Des risques accrus d'extinction

Ces risques concernent « une large partie » des espèces terrestres et marines, dont de nombreuses « ne seront pas capables de se déplacer suffisamment rapidement pour trouver des climats plus adaptés » après le changement climatique.

Des écosystèmes marins cruciaux, comme ceux des pôles et les barrières de corail, sont particulièrement exposés avec l'acidification des océans. Une hausse de la mortalité des arbres pourrait survenir dans de nombreuses régions.

Des solutions existent

« Les risques liés au changement climatique peuvent être réduits en limitant sa vitesse et son ampleur », rappelle le GIEC, qui préconise des mesures « d'adaptation » au réchauffement attendu.

Parmi les mesures préconisées dans le rapport : l'installation de systèmes d'alerte, d'abris contre les cyclones et les inondations ; la protection des mangroves pour épargner les côtes ; améliorer le stockage d'eau et les techniques d'irrigation ; la création de nouvelles pratiques agricoles ; de meilleurs programmes de vaccination ; la création de zones protégées et l'identification de groupes vulnérables ; la diversification de l'économie.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Hamfast » 01 avril 2014, 18:44

Ce serait bien que ce soit un poisson d'avril :(

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Comment consommer autrement ?

Message non lupar Niemal » 02 avril 2014, 08:10

Après tous les articles déprimants que je balance ici, les gens doivent se demander s'il ne faut pas se tirer une balle dans la tête. Je suggère toutefois régulièrement des actions qui permettent de rééquilibrer les choses, comme favoriser le bio, manger moins de viande, etc. Mais ça n'est pas toujours très visible. Au contraire de cet article d'un des blogs du Monde qui s'intitule Trois principes clefs pour consommer autrement et qu'on peut trouver à http://alternatives.blog.lemonde.fr/201 ... autrement/

Cette fois-ci, vous ne trouverez pas la copie de l'article plus bas. D'abord parce que cet article est truffé de liens à suivre si vous voulez explorer tel ou tel aspect de votre consommation. Ensuite parce que quelques vidéos bien conçues, faites pour toucher tous les gens, sont disponibles. Je recommande la première vidéo, faite en 2008 par The Story of Stuff. Elle est faite par des Américains (la traduction est fournie) et s'adresse avant tout aux Américains, mais les principes restent valables pour les Européens. Et cela permet de mieux comprendre l'urgence d'agir et le fait que ce soit possible et qu'il existe des solutions... que l'article du blog détaille un peu. Donc, si vous voulez qu'il y ait un avenir plus vert ou rose et même un avenir tout court, cette page pourrait vous intéresser si vous ne savez pas trop vers quoi vous tourner ou par où commencer. Et si vous connaissez des gens que la lecture d'articles sur l'écologie ou la consommation durable rebute, montrez-leur certaines des vidéos, ça les touchera peut-être. En tout cas sans doute plus que mes articles ou discours culpabilisants...

Reste qu'il ne faut pas se voiler la face : le chemin avant d'arriver à une société vraiment durable sera long. Mais en fait, c'est assez facile à un niveau individuel une fois qu'on en a pris l'habitude. C'est au niveau collectif, et notamment économique et gouvernemental, que ça coince vraiment. D'où l'intérêt d'être nombreux à pousser dans le bon sens. Nous sommes des électeurs et des consommateurs, le monde politico-économique a besoin de nous pour exister.

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Réchauffement : sur le seuil d'une ère nouvelle

Message non lupar Niemal » 13 avril 2014, 18:32

Le GIEC vient de publier le 3e volet de son 5e rapport, destiné aux décideurs. Si cela devait se résumer en quelques mots, cela pourrait être quelque chose comme "maintenant ou jamais". Sans quoi les deux degrés de réchauffement global seront atteints, et peut-être bien plus vite qu'escompté, et les conséquences risquent de nous échapper complètement : la stabilité mondiale est en jeu. C'est ce qu'on peut retenir d'un article du Monde intitulé Réchauffement : une révolution économique est nécessaire, et disponible à http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

En pratique, certains auteurs soulignent que leur outil est théorique et imparfait, et qu'il est déjà sans doute trop tard pour contenir le réchauffement en-deçà des 2° C. Et que la science ne peut remplacer la politique, qui doit prendre les choses en main au plus vite. Ce qui semble assez mal parti... On va donc vers un monde que l'on ne connaît pas, et à une échelle de temps assez rapide, de l'ordre d'une génération si on continue comme on le fait sur notre lancée. Et même s'ils ne sont pas présents dans l'article, je pourrais mettre en avant des risques d'emballement qui pourraient faire arriver les changements bien plus vite. En tout cas, voici le texte de l'article plus bas, mais n'hésitez pas à aller le voir sur site pour profiter des liens divers qu'il propose pour approfondir le sujet.

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Le temps est écoulé : si les Etats accordent encore quelque importance à l'objectif de limiter la hausse moyenne des températures mondiales à 2°C d'ici la fin du siècle, ils doivent agir dès maintenant en déployant des politiques d'une envergure sans commune mesure avec les initiatives prises jusqu'à présent. Tel est l'un des principaux messages du nouveau rapport sur « l'atténuation du changement climatique » du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), dont la synthèse a été publiée, dimanche 13 avril à Berlin.

Ce texte d'une trentaine de pages et qui constitue le « résumé pour les décideurs » est destiné à éclairer les gouvernements dans leurs choix en compilant l'état des connaissances sur les possibles scénarios de décarbonisation de l'économie mondiale. Près de 1200 projections ont été analysées et 235 scientifiques de 57 pays ont participé à sa rédaction.

Après le volet sur les preuves physiques du réchauffement publié en septembre 2013 et celui sur les impacts du réchauffement en mars 2014, ce troisième volet boucle le 5ème rapport du GIEC.

Sept ans après le précédent, il confirme l'échec des politiques publiques mises en œuvre jusqu'à présent. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre atteignent des niveaux sans précédent et leur croissance n'a jamais été aussi rapide qu'au cours de la dernière décennie, rappellent les experts. De 2000 à 2010, les émissions ont augmenté de 2,2 % par an contre 0,4 % en moyenne au cours des trois décennies précédentes. L'utilisation accrue du charbon a annulé les progrès réalisés dans le secteur énergétique grâce au développement des renouvelables.

A ce rythme, le seuil des 2° C sera franchi dès 2030. « Le message de la science est clair », avertit l'allemand Ottmar Edenhorfer, un des trois vice-présidents de ce troisième volume, « pour se mettre à l'abri d'interférences dangereuses avec le système climatique, il faut sortir de la routine habituelle ».

POUR S'EN SORTIR, UNE VOIE ETROITE

Comment ? La voie tracée par les experts du GIEC est étroite. Limiter d'ici la fin du siècle la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère à 450 ppm (partie par million) – valeur associée par les scientifiques à un réchauffement de 2°C – suppose de réduire les émissions mondiales entre 40 % et 70 % d'ici 2050 et de les ramener à un niveau « proche de zéro », d'ici la fin du siècle.

Tous les secteurs économiques – énergie, transport, habitat, agriculture… – devront faire leur révolution. Il faudra pour cela réaliser « de rapides progrès dans le domaine de l'efficacité énergétique, parvenir à tripler voire quadrupler l'énergie neutre en carbone produite à partir des énergies renouvelables, du nucléaire, des agrocarburants » sans oublier le développement massif des techniques de séquestration et de stockage du CO2 et des programmes à grande échelle de reforestation pour créer des puits de carbone.

Tout cela en partant de l'hypothèse que les obstacles pour accéder aux nouvelles technologies ont été levés, qu'il existe un prix mondial du carbone permettant de bien orienter les investissements et que les Etats coopèrent... Autant de conditions loin d'être réunies aujourd'hui. « La lutte contre le changement climatique réclame une coopération internationale sans précédent », a averti le président du GIEC, Rajendra Pachauri, à Berlin : « le train de l'atténuation doit quitter la gare maintenant et toutes les sociétés du monde devront embarquer ». Sans donner de détails, le rapport du GIEC insiste aussi à plusieurs reprises sur « la transformation des modes de vie » qui devra accompagner cette mutation radicale pour qu'elle réussisse.

DE NOUVEAUX MODES DE VIE

Est-ce réaliste ? Le temps presse, explique Youba Sokona, autre vice-président du groupe de travail sur l'atténuation :

« L'objectif de 2°C est un objectif politique adopté par les Etats [lors de la conférence des Nations unies sur le climat en 2010 à Cancun (Mexique)]. Le rapport dit clairement que si les gouvernements y tiennent, il est encore possible de l'atteindre avec les technologies existantes. Mais plus ils attendent, plus ce sera coûteux. Et plus ils seront dépendants de solutions dont les risques sont mal maîtrisés ou les conséquences par exemple sur la sécurité alimentaire potentiellement importants ».

Le rapport admet que l'impact du développement des agro-carburants sur la disponibilité en terre arables est mal évalué.

Comme en 2007, les experts mettent en garde contre le coût économique de l'inaction. Plus les gouvernements tardent, plus la charge sera lourde pour les générations futures. Toutes les études analysées le confirment. Pour autant, les travaux de modélisation réalisés depuis sept ans et compilés par le GIEC n'ont pas produit d'évaluations solides « des coûts et des bénéfices » de la lutte contre le changement climatique. Les seuls chiffres mis en avant dans le « résumé pour les décideurs » décrivent une incidence sur l'évolution de la consommation mondiale, -0,06 % sur une croissance anticipée de 1,6 à 3 % par an d'ici 2100. Avec de fortes variations dans le temps et selon les pays. Le tout dans un monde quasi parfait selon les hypothèses énumérées plus haut.

QUELS IMPACTS SUR L'EMPLOI ?

Mais quid de l'impact sur l'emploi et la distribution des revenus, quid des effets sur la fiscalité des politiques de soutien aux énergies renouvelables que les experts du GIEC jugent encore nécessaires pendant de nombreuses années, des interférences avec les objectifs de sécurité alimentaire, de développement… Le rapport admet mal cerner ces effets « collatéraux ».

Ce sont pourtant eux – comme l'illustre le débat sur l'écotaxe en France – qui dans le temps court des politiques déterminent les arbitrages que les gouvernements font pour ou contre le climat. Jean-Charles Ourcade, du Cired (Centre international de recherche sur l'environnement et le développement) qui participe depuis vingt ans aux travaux du GIEC :

« Les modèles utilisés réfléchissent de façon mécanique en n'intégrant pas les « frictions » qui font le monde réel. Nous vivons en pleine hypnose. En l'état actuel, 2°C est un objectif impossible. Les économistes doivent en priorité réfléchir aux moyens de concilier lutte contre le changement climatique et emploi ».

Christian Gollier de l'Université de Toulouse 1 et co-auteur du rapport pointe aussi les limites des connaissances actuelles que traduit le rapport du GIEC : « aucune réponse concrète et réaliste n'est apportée ». Les économistes ne sont cependant, pour lui, pas seuls à blâmer. « La balle est dans le camp des politiques. Des choix de société doivent être faits. Combien sommes-nous prêts à payer pour ne pas laisser ce fardeau aux générations futures ? La science ne peut pas répondre à cette question » poursuit-il.

L'ENJEU DES VILLES

Que retiendront alors les « décideurs » : un nouveau message d'urgence face à une tâche titanesque ? Certes. Mais aussi qu'il existe au cours des deux prochaines décennies, à travers le basculement annoncé de la population mondiale des campagnes vers les villes, la possibilité de construire des sociétés sobres en carbone. Peut-être pas pour limiter le réchauffement à 2°C mais pour s'éloigner radicalement de la trajectoire actuelle des émissions qui conduit sans transformation des modes de production à une hausse de 3,7 à 4,8°C des températures mondiales à la fin du siècle.

« Notre rapport ne cache pas les difficultés des défis que représente la lutte contre le réchauffement, mais il montre aussi qu'il existe un espoir même s'il est modeste » a conclu le vice-président du GIEC, Ottmar Edenhorfer, à Berlin.

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Pesticides et têtes blondes (ou brunes, rousses, etc.)

Message non lupar Niemal » 29 avril 2014, 18:59

J'avais déjà parlé par le passé d'un article sur les nombreux résidus de pesticides qu'on trouvait dans l'alimentation de nos enfants, y compris des substances interdites. La même association (de mémoire), Générations Futures, a cette fois-ci fait analyser non pas l'alimentation de nos chérubins, mais... leurs cheveux. En classant les enfants selon la proximité d'épandages de pesticides et l'école ou la résidence, entre autres choses. C'est ce qu'on apprend dans l'article du Monde intitulé Des enfants exposés à des centaines de résidus pesticides, et qu'on peut lire à http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

Que faut-il déduire de ce court article, que je recopie plus bas ? Très peu de choses en fait, car il ne s'agit pas d'une étude à portée scientifique : le nombre d'enfants dont on a prélevé une mèche de cheveux pour analyse est bien trop petit. L'objectif est juste de monter que les pesticides nous contaminent de partout, y compris depuis les épandages, et notamment les enfants qui sont particulièrement sensibles à ces substances au cours de leur croissance. Et cette "petite" expérience y arrive assez bien, puisque l'on constate que ces pesticides sont présents sur 80 % des têtes de nos enfants. Bref, ce n'est pas quelque chose d'isolé, mais pourrait bien être la norme...

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L'association Générations futures publie, mardi 29 avril, une étude sur l'exposition des enfants aux pesticides perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques capables de modifier le fonctionnement hormonal et produire des effets néfastes. Leur singularité est d'affecter les organismes à des doses très faibles, spécifiquement lors de périodes-clés du développement (stade fœtal, petite enfance).

Pour cette étude concernant des enfants en âge d'être scolarisés, l'association a fait prélever des mèches de cheveux sur 30 enfants vivant dans des zones de cultures céréalières, dans une zone viticole, dans des zones maraîchères, arboricoles (pommiers et cerisiers) ou en ville.

EN FONCTION DE LA PROXIMITÉ D'UNE « ZONE PULVÉRISÉE »

D'après le questionnaire déclaratif rempli par les parents au moment du prélèvement, un tiers des enfants participant à l'enquête étaient scolarisés dans un établissement se trouvant à moins de 50 mètres d'une zone agricole où des pesticides sont pulvérisés. Pour les 70 % restants, l'école est située à moins de 1 kilomètre de tels lieux. Soixante-trois pour cent des enfants ont leur résidence principale à moins de 50 mètres d'une « zone pulvérisée ».

Les 36 % restants se situent à moins de 200 mètres de telles zones. Par ailleurs, indique l'association, 14 % des enfants ont reçu un traitement antipoux à base d'huiles essentielles ou d'huile de coco. De même, selon les données déclaratives, 26,6 % des enfants ont été exposés à des insecticides ménagers de type antimoustiques, antipuces pour animaux… dans les trois mois précédents le prélèvement.

624 RÉSIDUS DE PESTICIDES PE

L'analyse des mèches a montré que 80 % des enfants auraient été, moins de trois mois avant les prélèvements (réalisés entre octobre et décembre 2013), exposés à des pulvérisations de pesticides à usage agricole, alors que 98 % des parents disent ne pas travailler dans un secteur nécessitant la manipulation de pesticides.

L'analyse des 29 échantillons a fait apparaître 624 résidus de pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens, soit, indique l'association, une moyenne de 21,52 résidus par échantillons. Au total, treize substances interdites dans l'agriculture ont été retrouvées dans les cheveux de ces enfants. En moyenne, un taux de 640 picogrammes de matières actives par milligramme de cheveux a été retrouvé.

Les perturbateurs endocriniens sont au centre d'intenses débats réglementaires aux niveaux français et européen. A l'échelon communautaire, le dossier est enlisé depuis plusieurs mois. L'Union européenne s'était engagée à donner une définition des perturbateurs endocriniens pour la fin 2013, mais l'adoption de cette définition se fait toujours attendre. En France, une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) était également attendue pour la fin 2013 et devait être présentée mardi 29 avril par le ministère de l'écologie.

Génération futures indique que son étude vise à éclairer le débat sur l'exposition aux substances cangérogènes et ne se veut pas « parfaitement représentative de l'exposition moyenne des enfants français vivant dans des zones agricoles et ne prétend pas refléter exactement l'état moyen de la contamination par des pesticides des enfants français vivant dans les zones agricoles ». Cependant, les pesticides recherchés au cours de l'étude ne forment qu'une part de l'ensemble des perturbateurs endocriniens auxquels la population générale est exposée. Ces substances, nombreuses, sont susceptibles d'agir de manière synergique (par « effet cocktail ») dans l'organisme et posent d'importantes questions sanitaires et réglementaires, puisqu'elles ne sont testées en laboratoire qu'une par une, sans considération pour le fait que la population est exposée à des mélanges de substances.

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Téléphones portables : alerte aux utilisateurs

Message non lupar Niemal » 14 mai 2014, 09:22

Ce n'est pas la première fois qu'on parle de nocivité dans l'usage intensif du téléphone portable. Une nouvelle étude vient apporter de l'eau à ce moulin. C'est ce que l'on apprend dans cet article du Monde intitulé Alerte sur l'usage intensif du portable et qu'on peut lire à http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html. Pas que cette étude apporte forcément des réponses claires et tranchées, il faudrait sans doute d'autres études plus poussées pour cela. Mais cela devrait tout de même alerter les utilisateurs que le portable doit être manié avec précaution.

En bref : l'utilisation intensive du portable serait susceptible d'entraîner des tumeurs cérébrales. Certains diront que ce n'est pas un risque fort comme le tabac, qui a au bas mot 50 % de chance de vous tuer à petit feu. D'autres diront que le risque est minime par rapport à celui des maladies cardiovasculaires suite à une alimentation trop pauvre en fruits et légumes et trop riche en sucre, sel et graisse. Et ne parlons pas des accidents liés au fait de téléphoner au volant. C'est un facteur de plus pour nous rappeler notre mortalité. En revanche, rappelez-vous aussi que plus on prend des bonnes habitudes tôt, plus c'est facile de minimiser ce risque. A l'inverse, plus on est exposé tôt, particulièrement quand la croissance n'est pas terminée, plus le risque est accru...

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L'usage intensif des téléphones portables pourrait favoriser la survenue de tumeurs cérébrales bénignes ou malignes. Une étude publiée dans la revue Occupational and Environmental Medicine vendredi 9 mai et réalisée par des chercheurs français établit l'existence d'un lien chez les utilisateurs intensifs.

Gaëlle Coureau (Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement, université de Bordeaux) et ses collègues ont mené une enquête épidémiologique dans quatre départements – Calvados, Gironde, Hérault et Manche – pour examiner le rôle des facteurs liés à l'environnement et au travail dans la survenue de tumeurs primitives du système nerveux central (SNC) chez l'adulte.

Ils ont utilisé les données de 447 personnes atteintes de tumeurs bénignes ou malignes du SNC (253 gliomes et 194 méningiomes), diagnostiquées entre juin 2004 et mai 2006. Ces données ont été croisées avec celles d'un effectif deux fois plus important de sujets pris au hasard dans la population.

Il n'y a pas de différence statistiquement significative entre utilisateurs et non-utilisateurs de mobile. En revanche, une association positive avec le développement de gliomes ou de méningiomes a été identifiée chez les personnes ayant téléphoné au moins 896 heures au cours de leur vie ainsi que, pour les gliomes uniquement, chez celles ayant accumulé plus de 18 360 communications.

CONTROVERSES

Les auteurs reconnaissent que leur étude ne permet pas de définir un niveau de risque d'apparition de tumeurs. Mais l'association Priartem, qui milite contre les dangers des radiofréquences, souligne que l'usage intensif tel que le définit l'étude (plus de 896 heures cumulées) correspond à plus de 15 heures par mois, « c'est-à-dire une demi-heure par jour, ce que dépassent aujourd'hui largement de très nombreux utilisateurs, et notamment les plus jeunes ».

Les effets délétères possibles du téléphone mobile font l'objet de vives controverses. L'étude internationale Interphone avait mis en évidence en 2010 l'augmentation des gliomes (tumeurs pouvant être bénignes ou malignes) chez les sujets étudiés ayant cumulé la plus grande durée d'utilisation (au moins 1 640 heures) au cours de leur vie. Les études de l'équipe suédoise de Lennart Hardell sont aussi allées dans le sens d'un tel effet. Mais la méthodologie de ces différents travaux ne fait pas l'unanimité. A l'inverse, d'autres équipes n'ont pas conclu à l'existence d'une telle association, mais leur financement par les opérateurs de téléphonie a semé le doute.

Au-delà de ces débats, la démonstration de la nocivité des portables est compliquée par plusieurs facteurs. L'utilisation du téléphone mobile est une pratique récente. Les appareils ont changé, émettant moins de radiofréquences, mais le nombre d'utilisateurs a explosé et l'usage intensif, notamment chez les jeunes, est plus répandu. La lenteur du développement de certaines tumeurs cérébrales, comme les méningiomes, ne permet pas encore une réponse complète avec certitude.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Dramac » 14 mai 2014, 17:27

Donc si je résume bien l'étude :
"Attention c'est super dangereux mais on a aucune preuve parce qu'on a pas assez de recul".
Eh ben voila, on est bien avancé...

Cependant j'aimerais attirer votre attention sur d'autre "ondes" pour lesquels on a beaucoup plus de recul : La radio (FM et AM).
Voit-on beaucoup d'étude dire que "c'est le mal, c'est dangereux, beeeeerk" ?
Alors qu'on parle de puissance sensiblement différente. Preuve par le chiffre :

Code : Tout sélectionner

Emetteur AM : 10-20 MW (Méga Watt)
Emetteur FM : 10W -> 10KW
Téléphone portable : 0,25W -> 2W
Antenne relais téléphone portable : 1W->100W

(source officielle : http://www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article39)

Alors donc on a des puissances carrément plus forte dans la radio mais c'est pas grave ? parce que pour le coup on a suffisamment de recule (environ 1 siècle) pour savoir si c'est dangereux ou pas.
C'est le même principe que les "radiosensible", ces gens qui ont une sorte de phobie des "ondes" et qui veulent faire d'une maladie psychologique (reconnue par la médicine) une maladie physique (non prouvée).
Travaillant sur un site assez particulier au niveau onde radio je peux rajouter des exemples si besoin.

My point is : à force d'avoir peur de tout ce qu'on ne comprend pas et d'essayer de vulgariser des études scientifiques sans avoir les connaissances permettant de tout piger, on fait des déductions aberrante et on se met à croire à ce que dit Rael (je caricature un peu).

PS : si les "ondes" sont dangereuses alors mettons nous à l'ombre, puisque la lumière visible est de la même nature que les "ondes radios". cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Lumi%C3%A8re
"Physics is like sex: sure, it may give some practical results, but that's not why we do it."
Richard P. Feynman

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Niemal » 14 mai 2014, 20:03

Dramac a écrit :My point is : à force d'avoir peur de tout ce qu'on ne comprend pas et d'essayer de vulgariser des études scientifiques sans avoir les connaissances permettant de tout piger, on fait des déductions aberrante et on se met à croire à ce que dit Rael (je caricature un peu).


Mon avis, c'est : à force de croire que la technologie va tout arranger, on va dans le mur et on ne s'en rend même pas compte tellement les gens sont aveugles aux signaux évidents qui sont envoyés de toute part. Et je ne caricature aucunement, hélas !

Je ne fais ici que relayer, à titre purement informatif, des inquiétudes de nombreux chercheurs sur un phénomène de santé publique. Il peut paraître mineur, mais facile à éviter, d'où l'intérêt d'être informé. Le "principe de précaution" n'est alors pas un vain mot ici. Et oui, je peux te répondre en ayant certainement plus de connaissance que tu l'imagines sur un plan purement scientifique, et bien plus large que tout ce que tu as pu lire dans toute ta vie car je lis, m'informe et observe sur le terrain depuis plus de trente ans. Cache-toi du soleil, qui est connu pour faire des cancers de la peau, pour reprendre un de tes exemples. Mais tu risques d'avoir des problèmes de carence en vitamine D. Donc, merci d'arrêter de faire des raccourcis hasardeux et inexacts : toutes les radiations peuvent avoir des effets nocifs, c'est parfaitement vrai. C'est la dose qui va déterminer le côté agressif et dangereux. Et c'est bien ce qui est avancé dans l'article, qui ne dit pas que l'utilisation du portable est à proscrire mais qu'une utilisation trop intensive peut favoriser des cancers.

Je me suis senti légèrement (voire plus) agressé par ton message et la remarque désobligeante ci-dessus. Peut-être que tu ne le souhaitais pas, mais le sous-entendu de ta phrase me vise assez directement je trouve. Or, tu as montré par le passé que le manque de rigueur scientifique ne t'épargnait pas (précédents échanges, notamment concernant des articles sur le réchauffement climatique), donc c'est un peu osé de t'avancer comme tu l'as fait je trouve. Après, peut-être me suis-je trompé sur le sens de tes propos, car l'écrit est trompeur, mais je serais curieux de savoir ce qu'en pensent les autres lecteurs de cette partie du forum... Au minimum, je te recommande tout de même de faire attention à la communication, surtout sur internet.

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Dramac » 14 mai 2014, 20:23

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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Dramac » 14 mai 2014, 20:50

hum, ok, je reconnais avoir été plutôt désagréable et j'en suis désolé, c'est un sujet sur lequel j'ai du mal à garder mon calme. Et pour complexifier encore un peu j'ai mélanger plusieurs sujets qui m'exaspère, je m'auto recentre donc:

J'assume mes propos !
Il n'est pas question de MA rigueur scientifique ici mais de propager des études scientifiques dont le résultat est... au mieux vaguement informatif, au pire hautement spéculatif, et dans tout les cas inabouti (sans aucun jugement de valeur). Le problème est l'impact hasardeux que ça peut avoir sur les gens qui n'ont pas notre bagage culturel et qui ne feront pas la part des choses.

Et puisque tu as roulé ta bosse sache que moi aussi et je sais d'expérience que des scientifiques sont capable de publier tout et n'importe quoi et surtout : ils sont particulièrement sensible aux financement qui sont décidés par les politiques.
Donc mon principal grief (qui n'est pas évident à la relecture de mon post...) est qu'en diffusant largement des études préliminaires on transforme un sujet purement scientifique en un sujet polémique et donc politique et donc on oriente ses résultats.
Laissons les scientifiques travailler tranquillement et quand ils auront des résultats significatif (pas ça donc) ils nous en feront part.

Quant à «comparer» nos connaissances...
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Re: Putain, le monde fout le camp ! ! !

Message non lupar Niemal » 15 mai 2014, 09:00

Dramac a écrit :J'assume mes propos !
Il n'est pas question de MA rigueur scientifique ici mais de propager des études scientifiques dont le résultat est... au mieux vaguement informatif, au pire hautement spéculatif, et dans tout les cas inabouti (sans aucun jugement de valeur). Le problème est l'impact hasardeux que ça peut avoir sur les gens qui n'ont pas notre bagage culturel et qui ne feront pas la part des choses.


Le ton de ton dernier message me plaît beaucoup plus, merci de ce changement ;)

Concernant le débat sur l'utilisation intensive du portable et ses possibles conséquences, je rappelle tout de même que c'est loin d'être le premier article en ce sens, et que les imprécisions et la portée relativement limitée de l'étude sont bien mis en exergue dans l'article. C'est de l'information honnête et qui ne peut tromper. Il est aussi rappelé, et c'est également intéressant, que les études qui tendent à démontrer qu'il n'y a pas d'impact proviennent en majorité des opérateurs de téléphonie eux-mêmes. Par ailleurs, si l'on veut développer le sujet, il faudrait préciser que ce qui est pointé du doigt (dans d'autres articles à charge) n'est pas tant la technique en soi que certaines conditions de son utilisation : puissances et proximité (des écoles entre autres) de certaines antennes-relais, ou le fait de tenir le téléphone collé à l'oreille ou d'utiliser un écouteur (fil) : la proximité du téléphone entraîne une petite augmentation calorifique des tissus proches, et cela, je ne me rappelle pas avoir vu aucune étude le contestant. C'est l'impact que cela entraîne ou plutôt dont c'est un épiphénomène sur lequel les articles divergent...

Sinon, concernant les connaissances scientifiques et particulièrement les études d'impact, il faut voir une chose : dans le domaine du vivant, les impacts à long terme sont rarement pris en compte dans les normes et le calcul des seuils et doses létales. Les grandes entreprises le savent bien et jouent dessus, mais ne parviennent pas à cacher divers scandales sanitaires comme l'amiante, la thalidomide ou le mediator. Comment évaluer les possibles effets cancérogènes, mutagènes et tératogènes sur l'homme depuis des études d'au plus de deux ans sur des rongeurs ? Les effets des expositions à diverses substances ou ondes sont par conséquent facilement et fréquemment sous-estimées, sans même parler des problèmes d'interprétation des effets secondaires non létaux. Ainsi, Bayer a récemment gagné son procès contre de nombreuses associations anti-gaucho, sous prétexte que sa molécule n'est pas le seul facteur entraînant la mortalité des abeilles. Peut-être bien que les abeilles ne mourraient pas du gaucho seul, d'après les tests, mais ces derniers omettaient de préciser que cela désorientait les abeilles qui ne retrouvaient plus le chemin de la ruche et mourraient ensuite... Tout est affaire d'interprétation, donc, et de savoir comment sont faits les tests et études et ce que l'on cherche vraiment.

Par ailleurs, les études en laboratoire sont une chose, l'observation in vivo en est une autre. Le gaucho, pour reprendre mon exemple ci-dessus, a été largement utilisé en Haute-Garonne autour de chez moi. Cette année-là, j'ai constaté la disparition totale de toutes les abeilles, tous les bourdons, toutes les guêpes, tous les papillons, tous les grillons, et plein d'autres. Même les moustiques ne m'ont pas embêté cette année-là, et il n'y a guère que les fourmis que j'ai continué à voir. Un été sans bruits d'insectes, et où les hirondelles et de nombreux autres oiseaux ont disparu faute de nourriture ; un été où la mortalité des ruches des apiculteurs a été de 100 % dans le secteur ; un été où Nathanaël, sujet à de nombreuses allergies, a été particulièrement malade. Et, curieusement, après recherches, le seul changement dans les pratiques agricoles avait été l'utilisation du gaucho. D'ailleurs, des agriculteurs ont fini à l'hôpital pour des histoires de toxicité dues au gaucho, ce qui normalement est impossible : les concentrations nécessaires pour atteindre un tel seuil de toxicité ne sont possibles qu'en atmosphère confinée... d'après les études.

Donc, j'ai certains doutes sur les études scientifiques qui cherchent quelque de chose de très précis sans élargir leur domaine d'observation, comme ceux qui veulent prouver que quelque chose qu'ils ne constatent pas en laboratoire n'est pas possible dans la nature. Et pour être non électro-sensible mais chimico-sensible, avec des problèmes de digestion ou des allergies médicamenteuses que certains autour de moi ont pu constater (sans parler de mon asthme), je suis assez énervé d'entendre des gens dire parfois que tout ça c'est juste dans ma tête. Surtout quand ces effets ont été constatés alors que j'étais jeune enfant, parfois, alors que je ne savais pas du tout de quoi il s'agissait. Donc, à ta place, je ne porterais pas de jugement trop hâtif sur les prétendus électro-sensibles qui font des maladies psychiques, surtout quand il s'agit d'enfants. D'où, là encore, le principe de précaution. C'est en cela que j'estime que j'ai certaines connaissances scientifiques, ou peut-être devrais-je dire expériences vécues, sans parler de capacités d'observation du milieu du vivant, qui te manquent peut-être pour partie. Même si je suis tout à fait prêt à reconnaître que tu es bien meilleur que moi dans ta spécialité... Cela étant, je me trompe peut-être à ton sujet, et je serais ravi de rectifier cette mauvaise impression :)